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Projet scientifique : Langage

Axe Langage

« LANGUE ET SEMIOLOGIE »

I. L’équipe ÉRIS

La direction de l’axe est assurée par le Professeur Dairine O’Kelly (7ème et 11ème sections)

I. 1. Projet de recherche : Représentation et expression du temps : Mode et modalité (II) : « moduler  » et « modaliser » : poursuite de l’enquête commencée en 2007 (voir la partie Bilan et publication dans Modèles linguistiques, vol. 62, automne 2010).

Objectif : Comme le suggère le sous-titre ci-dessus, les recherches nouvelles proposées ici s’orientent en particulier du côté de la modalisation et de la modulation, deux concepts relativement nouveaux en linguistique.
La modalisation doit-elle être réduite à des « marqueurs » de subjectivité, comme les guillemets, les incises (à mon avis), les « tournures » du type il est vrai que, les « verbes de parole » porteurs de présuppositions (avouer, prétendre, insinuer), les « verbes de jugement » (regretter), des adverbes (certainement) et, accessoirement, « l’usage de certains tiroirs temporels, notamment le futur et le conditionnel » ? A-t-on fait le tour de la question quand on a énuméré ces procédés énonciatifs en nombre apparemment limité ? Il est permis d’en douter quand on revient aux classiques des années vingt et trente du siècle passé comme La pensée et la langue de Ferdinand Brunot, Linguistique générale et linguistique française de Charles Bally, Des mots à la pensée de Jacques Damourette et Édouard Pichon, ou Le problème de l’article et sa solution dans langue française de Gustave Guillaume. Ces auteurs demeurent précieux, ne serait-ce que par la multitude des exemples cités, souvent très bien analysés, et qui ne demandent qu’à être intégrés à une théorie d’ensemble.
Contrairement à « modalisation », le second concept mentionné dans le sous-titre, à savoir modulation, ne figure dans aucun dictionnaire de la linguistique. On le rencontre toutefois sous la plume de quelques linguistes, sans d’ailleurs qu’une définition explicite en soit donnée. Il nous a paru intéressant de l’inclure dans la gamme des concepts opératoires pour l’analyse du mode et de la modalité.
« Moduler » et « modulation » sont utilisés en musique depuis le XVIIe siècle. Selon Le Robert, moduler, emprunté à l’italien modulare, c’est « articuler, émettre (une mélodie, un son varié) par une suite de modulations ». On module un passage, c’est-à-dire qu’on réalise une ou plusieurs modulations (it. modulazioni), la modulation étant définie comme le « passage d’une tonalité (mode) à une autre ; transition par laquelle s’opère ce passage, conformément aux règles de l’harmonie » (Robert). Mutatis mutandis, la modulation musicale nous semble pouvoir être appliquée au langage. Le concept de « modulation », proche de celui de « variation », semble pouvoir offrir des perspectives intéressantes. On entrevoit du même coup que « moduler » n’est pas l’exact équivalent de « modaliser ». Il conviendra donc d’examiner de près ce qui les distingue.
La modulation ne concerne pas seulement la variation modale par référence restrictive aux modes verbaux ou aux changements liés, par exemple, aux variations désinentielles. La modulation oblige à sortir du cadre jusqu’ici privilégié, qu’on pourrait qualifier de « verbo-modal ». Il apparaît ainsi que les problèmes liés à la détermination nominale ou, si l’on préfère, aux modalités d’actualisation du nom en discours (dans les langues indo-européennes) entrent dans le champ de recherche de la modulation.
Du côté de la langue orale, et en amont des modalités prosodiques, abordées dans le précédent colloque, il ne faut pas oublier les modalités kinésiques (gestique, mimique et proxémique) qui ne sont pas des modalités « supra », mais réellement infra-segmentales, car elles constituent le fondement même du langage. On serait en effet tenté de dire : « au commencement était le geste ». Il serait intéressant de comparer la kinésique dans les langues de l’espace euro-méditerranéen, de dresser un catalogue des gestes modulant le propos, de les décrire, les interpréter, les traduire : faire la moue, cligner de l’œil, refuser, nier, approuver, etc. se modulent différemment, non seulement d’un pays à l’autre, mais en fonction des contextes. L’idéal serait évidemment d’étudier conjointement l’analyse de la gestique et celle de la prosodie, par exemple dans des séquences filmiques.
Les objectifs esquissés ci-dessus permettent de distinguer un certain nombre de directions de recherche que, par commodité, nous réduirons à cinq, dans un ordre qui n’est pas nécessairement celui dans lequel seraient présentées les communications :
1° Théories et analyses de l’Antiquité à l’Époque classique.
2° Modalités et modulations kinésiques et prosodiques.
3° Théories modernes (XXe et XXIe siècles) et propositions nouvelles (y compris pragmatiques).
4° Applications aux langues, vivantes ou mortes, de l’espace euro-méditerranéen, sans exclure d’autres langues indo-européennes dont le système modal serait particulièrement intéressant (p. ex. irlandais et béarnais).
5° Modulation et traduction.

I. 1. .2. Journées d’étude et publication

L’organisation de la recherche décrite ci-dessus se fera en deux temps :
1° Une première journée d’études en novembre 2010 avec publication des Actes dans le volume 63 de Modèles linguistiques (printemps 2011).
2° Une seconde journée d’études en mars 2011 et publication des Actes dans le volume 64 de Modèles linguistiques (automne 2011).
Les invités pressentis sont, par ordre alphabétique : Jean-Claude Anscombre (EHESS), Abdelmajid Babakhouya (ustv), Yves Bardière (Nice), Guillaume Bonnet (Dijon), Philippe Cassuto (Aix-en-Provence), Salem Chaker (Aix-en-Provence), Jean-Claude Chevalier (Paris 8), Jean-Claude Chevalier & Marie-France Delport (Paris IV), Sandrine Deloor (Cergy Pontoise), Romain Garnier (Limoges), Pierre Patrick Haillet (Cergy Pontoise), André Joly (Paris IV), Pierre Larcher (Aix-en-Provence), Remo Mugnaioni (Aix-en-Provence), Dairine O’Kelly (ustv), Mario Rossi (Aix-en-Provence) Axelle Vatrican (ustv).
Langues du bassin méditerranéen étudiées : akkadien (la plus ancienne langue sémitique connue), anglais (Malte), arabe, berbère, égyptien ancien, espagnol, français, grec ancien, hébreu, italien, latin.

I. 1. .3. Colloque international sur « Le proverbe dans tous ses états » en novembre 2011

Sauf erreur, il n’y a jamais eu de colloque sur le proverbe en France. ÉRIS propose donc, à la suite de la thèse de D. Villers soutenue le 10 juin 2010 à l’USTV dans le cadre de Babel, une rencontre sur un sujet qui a suscité beaucoup de recherches ponctuelles mais n’a toujours pas livré son « secret ». Cette rencontre serait co-organisée avec Georges Kleiber, professeur à l’université de Strasbourg, auteur lui-même de nombreux articles sur le proverbe. Modèles linguistiques publiera les Actes, vraisemblablement en 2012.

I. 2. Projet « Écriture mimétique »

I. 2. 1. Publications :

Les Actes du colloque sur « L’écriture mimétique » (13-14 Novembre 2008) sont en train de paraître : le premier volume est paru, le second le sera avant fin 2010 dans la revue Modèles Linguistiques (dirigée par André Joly et Dairine O’Kelly).
Sommaires :
Volume 1 :
Daniel BILOUS/Pascale HELLEGOUARC’H : Introduction
Paul ARON : Réflexions sur l’histoire d’un genre
Daniel BILOUS : La mimécriture : règles d’un art”
Jean-François JEANDILLOU : Nodier et la langue imitative”
Xavier GELARD : Pourquoi le pastiche est-il encore et toujours vert ?
Xavier GARNERIN : Le pastiche, entre intuition et analyse
Jean-Pierre BOBILLOT : Les Insipides ou comment Rimbaud n’a jamais appris (qu’) à réécrire
François PECHIN : Victor Hugo, le pasticheur pastiché
Julie CAMUSSO : Les pastiches-Baudelaire : un florilège vénéneux
Volume 2
Pascale HELLEGOUARC’H : Le pastiche au xxe siècle, édition et paratexte : de la littérarité à la légitimité
Michel ERMAN : D’un simulacre l’autre : pastiches d’autofictions
Frédéric GOBERT : Le pastiche dans un parcours d’écriture personnel
Nicole BIAGIOLI : Apprentissage mimétique et didactique de la littérature
Alain MORELLO : Giono pasticheur de Stendhal ?
Amandine CYPRES : Anamorphoses mimétiques du temps proustien
Stéphanie BALDISSAR : L’univers mauriacien au travers du pastiche

I. 2. 2. Journées d’Étude

Pour fin 2010 et en 2011 sont prévues des Journées d’Étude du mimétisme littéraire, autour d’un style d’auteur. Préparées par des lectures et baptisées Plumes d’autrui, elles se partageront en deux moments :
1)    le matin, lectures critiques de pastiches plus ou moins notoires (2 ou 3 interventions),
2)    l’après-midi, atelier d’écriture mimétique, où intervenants et public seront invités à produire des à la manière de l’écrivain choisi.
Programme des quatre premières de ces Journées :
Plumes d’autrui pour Stéphane Mallarmé, autour des Vers de circonstance (hiver 2010)
Plumes d’autrui pour Philippe Delerm (début 2011)
Plumes d’autrui pour Marcel Proust (printemps 2011)
Plumes d’autrui pour Nathalie Sarraute (à fixer)
Les autres modèles prévisibles : Duras, Montaigne, La Fontaine, La Bruyère, Laclos, Rousseau, Hugo, Baudelaire, Heredia, Zola, Michaux, Leiris, Mauriac, Robbe-Grillet, parmi bien d’autres.
Après sélection, les performances produites pourront faire l’objet d’une publication, en vue de constituer, à terme, une petite collection de littérature au second degré.
Un colloque « Ateliers d’écriture littéraire 2 » sera co-organisé par Daniel Bilous du 15 au 22 juillet 2011 au Centre culturel international de Cerisy-La-Salle.

I. 2. 3. Travaux en cours

Daniel Bilous travaille en ce moment à trois ouvrages :
1) Miroirs de Mallarmé. Anthologie commentée des imitations, apocryphes et pastiches de l’œuvre, qui m’est commandée par les éditions Noésis.
2) Poétique du pastiche, un ouvrage théorique, synthèse de recherches, et qui aborde tour à tour : l’historique de la question du mimétisme en général et du genre en particulier, la place (une étrange absence, plutôt, à interroger) et l’image du mimétisme verbal dans la critique littéraire ou spécialisée, les formes et techniques (grammaire, style) de l’imitation littéraire, les diverses conceptions du recueil de pastiches, le destin et les apories du genre.
Et, en collaboration avec Amandine Cyprès :
3) Proust au miroir des pastiches. Études monographiques de la façon dont une quinzaine pastiches rendent le style d’A la recherche du temps perdu.

II. L’équipe de sémantique lexicale et discursive

Membres : E. Devriendt (MCF 7e et 9e), O. Gouirand (MCF 11e), H. Ledouble (MCF 7e et 11e), A.Vatrican (MCF 14e)
Au vu de nos domaines de recherche individuels, il nous semble pertinent de définir un projet commun axé sur la sémantique lexicale et discursive, appuyée sur les corpus et prenant en compte trois aires linguistiques (français, anglais et espagnol). Nous souhaitons étudier les évolutions d’un lexique donné (par exemple, celui de l’environnement, pour faire écho au travail d’autres équipes de Babel) en fonction des évolutions diachroniques, des genres (discours scientifique, discours politique, médias), et des situations historico-politiques.
D’ici la fin du quadriennal en cours (2008-2011), nous nous fixons deux objectifs :
– mutualiser nos connaissances par des exposés sur des sujets que l’un(e) ou l’autre maîtrise bien mais que les autres connaissent peu : étymologie sociale, mot-évènement (E. Devriendt), polyphonie (A. Vatrican), cliques de synonymes et ontologies sémantiques (H. Ledouble & O. Gouirand) ;
– organiser au printemps 2011 une journée d’études « le lexique de l’environnement : approches contrastives ». L’appel à communications sera prêt en avril 2010.

Pour 2012-2015, les travaux de l’équipe, sur un champ sémantique commun, l’environnement, se déclineront selon quatre axes :
– l’élaboration d’un dictionnaire combinatoire trilingue intégrant les questions syntaxiques et éventuellement l’environnement discursif des lexèmes étudiés ;
– l’exploration des liens langue/société dans une perspective interculturelle appuyée sur des analyses argumentatives et discursives en contexte ;
– la réflexion épistémologique sur la notion de discours spécialisés (discours scientifique, discours des médias, discours politique) et  sur les interactions entre différents discours ;
– l’élaboration d’outils pour l’exploration de corpus de grande taille et la comparaison de discours.

Les enjeux de cette recherche seront à la fois théoriques (mieux cerner les mécanismes à l’œuvre dans l’évolution du sens des mots, dans le passage d’un lexème d’un domaine sémantique à un autre) et pratiques (élaborer des outils d’aide à la rédaction/traduction en intégrant à la fois les contraintes proprement linguistiques et les phénomènes culturels propres à chaque aire envisagée, affiner les méthodes et outils d’exploration des corpus). La comparaison, qu’elle porte sur les trois aires linguistiques prises en compte ou sur les différents types de discours analysés, sera au centre de nos préoccupations.

Annexe : travaux en sémantique lexicale et discursive

Ne sont recensés ici que les travaux des membres de l’équipe en rapport direct avec les projets décrits ci-dessus.

Emilie Devriendt

– « Note sur l’interpellatif mon frère dans le film L’Esquive d’A. Kechiche (2004) », Actes du Colloque international L’interpellation. Perspectives linguistiques et didactiques (Paris, 16–17 mai 2008). À paraître dans la revue électronique CoReLa (Revue du Cercle Linguistique du Centre et de l’Ouest). (à paraître).
– 2007a. « Marqueurs discursifs et modalité dans l’interaction verbale en français contemporain », Colloque « Mode et modalités dans les langues de l’espace euro-méditerranéen », Université du Sud Toulon-Var (8–9 novembre 2007).
– 2007b. « Synonymie, classification et vocabulaire de la parenté dans l’Heptaméron de Marguerite de Navarre », Journée d’étude Atelier Seizième siècle et Groupe d’Étude en Histoire de la Langue Française : « La synonymie dans la langue et les styles, du XVIe au XXe siècle », (Université Paris IV, 24 mars 2007).
Conférence invitée 2007 :
– « Une contribution à l’histoire du lexique français : étude des dénominations humaines dans l’Heptaméron de Marguerite de Navarre », Séminaire de l’ATILF (CNRS/Nancy II), sur invitation d’Éva Buchi, directrice de recherche au CNRS, 4 mai.

Olivier Gouirand

– Ledouble H., Gouirand O. Caractérisation sémantique des discours liés à l’environnement : unité et hétérogénéité des représentations. XXXIème Colloque du GERAS, Nice, 18-20 Mars 2010 (à paraître).
– Gouirand. O. Primitives for Linguistic Mediation. Mediating Multilingualism, Meanings and Modalities. Université de Jyväskylä (Finlande), 2-5/06/2008.
– Gouirand. Olivier. 2008. Distance & Vicinity in Machine Translated and Cross-domain Corpora: Effects of Discourse and Technology on Grammatical Fingerprint. GERAS XXIX, Orléans.
– Gouirand O. A Probabilistic Approach to Linguistic Analysis in Machine Translation Output Evaluation. Proceedings of MT Summit XI, septembre 2007, Copenhague (companion volume: Using Corpora in Natural Language Generation), pp. 46-54.

Hélène Ledouble

– Gouirand O., Ledouble H. Caractérisation sémantique des discours liés à l’environnement : unité et hétérogénéité des représentations. XXXIème Colloque du GERAS, Nice, 18-20 Mars 2010 (à paraître).
– Ledouble H., Verbic R. Le Vert : couleur, signal, symbole. Etude lexicographique à partir d’un corpus quadrilingue. 8èmes Journées Scientifiques, Réseau Lexique, Lexicologie et Traduction. Lisbonne, Octobre 2009 (à paraître).
– Cadel P., Kraif O., Ledouble H. (2000) Analysis of combinations between economic objects and types of variation in French and English documents. COMLEX 2000, 22-23 septembre 2000, Kato Achaia, Grèce
– Cadel P., Ledouble H. (2000). Extraction of Concepts and Multilingual Information Schemes from French and English Economics Documents, LREC 2000 pp.983-987
– Ledouble H. Meaning representation in the constitution of translations aids. in Journal of Applied Linguistics, University Studio Press, Thessaloniki, juin 1999. pp. 27-37

Axelle Vatrican

– (2006) « Un caso de ‘desaparición’ lingüística: el verbo SABER y las preguntas encubiertas », in Babel, janvier, n° 13, Université du Sud Toulon-Var, Faculté des Lettres.
– (2006) « Pour une sous-classification des verbes d’état. L’exemple espagnol de saber/conocer : ‘référentialité’ vs. ‘non référentialité’ », in G. Luquet (éds.), Le signifié de langue en espagnol, Paris, Presses de la Sorbonne-Nouvelle.
– (2007) « La modalité et le conditionnel de rumeur en espagnol et en français », Modes et Modalité dans les langues de l’espace euroméditerranéen,  2èmes Journées Scientifiques Euroméditerranéennes du Palais Neptune, Université du Sud Toulon-Var,  8-9 novembre (actes en préparation dans la revue Modèles Linguistiques).
– (2007) « Los topónimos mediterráneos: lugares de la memoria », Segundo Coloquio internacional sobre el diálogo entre culturas en el Mediterráneo. La ciudad: lugar de la memoria y para la memoria, Baeza, Université de Grenade et Université de Jaén, 25-28 septembre (ouvrage publié au printemps 2010).
– (2008) « El condicional: ¿por qué tiempo de la cortesía verbal? », (Des)cortesía y violencia verbal en español, Facultad de Filología, Université de Séville, 5-7 novembre (actes en préparation).
– (2009) « Acerca de la ambigüedad aspectual del verbo conocer en español », VII Congreso de Lingüística Hispánica, Tiempo, espacio y relaciones espacio-temporales en la lengua española, Université de Leipzig, 4-7 octobre.
– (2009) « Saber y poder + infinitivo: una lectura modal y aspectual », XXXVIII Simposio de la Sociedad Española de Lingüística, Madrid, 2-5 février.


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