Laboratoire BABEL

EA 2649
Langages, littératures, civilisations et sociétés

Daniel Bilous

Professeur des Universités

Parcours

CAPES & AGREGATION de l’Université (Lettres Classiques),
DEA et DOCTORAT D’ETAT (Lettres Modernes)

Mél

bilous@univ-tln.fr

Domaine(s) de recherche

1)    Théorie de la récriture littéraire :  imitations (de l’apocryphe au pastiche), parodies, récritures à contraintes.
2)    Théories de la littérature : Narratologie, Poétique de la poésie, Textique.
3)    Littérature française des XIXe et XXe siècles.

EXPERTISE :

Fin 2010, pour l’E.N.S. de Lyon, La Pr Catherine Volpilhac-Augé m’a demandé l’expertise scientifique et éditoriale du tapuscrit d’un récent Colloque : Parodies, pastiches, réécritures – La question des modèles dans les littératures francophones.

TRAVAUX ET PUBLICATIONS

L’orientation tant de mes recherches que de la plupart des tâches d’enseignant et de formateur que j’ai assumées, est à dominante “poétique et stylistique”, avec pour corpus d’étude privilégié la littérature française des XIXe et XXe siècles. Après une formation classique, j’en suis venu à m’intéresser de plus près à la théorie de la littérature et, spécifiquement, aux problèmes de la description des textes (macrostructures narratives, rhétorique, style).

Cela explique la place principale que tient dans mes travaux le pastiche, conçu autant comme une littérature à contrainte spéciale (mimésisverbale), que comme un passionnant (et méconnu) laboratoire de formes littéraires ; cela explique aussi ma forte motivation pour une approche technique du style, au travers des ateliers d’écriture que je pratique et auxquels j’ai longtemps formé mes collègues du secondaire. La recherche m’a conduit à élargir le champ aux dimensions de la reprise inter- ou hypertextuelle (Genette), dont j’ai tenté d’élaborer une typologie qui se veut en même temps une grammaire des styles de reprise, à partir d’un auteur qui s’imposait : Mallarmé, dont j’avais, dans ma thèse, examiné la fortune hypertextuelle de 1885 à 1985 (récritures, entre beaucoup d’autres, par Valéry, Fourest, Jarry, Roussel, Claudel, Proust, Cocteau, Tardieu, Queneau, Perec, l’OuLiPo, Faye, Ricardou).

THESE DE DOCTORAT D’ETAT

Mallarméides – Les récritures de l’œuvre de Mallarmé, Poétique et Critique, U.F.R. Lettres & Sciences Humaines de l’Université de Nice-Sophia Antipolis, septembre 1991, 3 tomes, 885 pages.

ARTICLES

 1) « Récrire l’intertexte : La Bruyère pasticheur de Montaigne », in Cahiers de Littérature du XVIIème siècle, publiés par le Centre de recherche « Idées, Thèmes & Formes 1580-1660 », Université de Toulouse-Le-Mirail, 1982, n°4, p. 101-120.
– Etude stylistique de l’item 30 du ch. “De la Société et de la Conversation”.

2) « Intertexte/Pastiche : l’Intermimotexte », in TEXTE, n°2 « Intertextualité : intertexte, autotexte, intratexte », Trinity College, Toronto, 1984, p. 135-160.
– Problématique du pastiche et analyse d’une performance double : le pastiche-Valéry d’un pastiche-Mallarmé.

3) « Pasticher Roussel », in Mélusine n°VI « Raymond Roussel en Gloire », 1984, p. 189-202.
– Analyse d’un pastiche des Nouvelles Impressions d’Afrique dû à Jean Ferry.

4) « Ecrits sur Tables – les Au-delà intertextuels de l’exil », in Victor Hugo / les Idéologies, Actes du Colloque interdisciplinaire de Nice, Serre, 1985, p. 95-105.
– Etude de poèmes hugoliens dictés par les “tables tournantes” de Jersey.

5) « Lire le Calligramme » (en collaboration avec N. Bilous), in Protée « La lisibilité », Vol. 14, n°1-2, Université du Québec à Chicoutimi, 1986, p. 119-126.
– Sur la question de la lisibilité des poèmes figurés.

6) « L’Ecole du Texte » (en collaboration avec N. Bilous), in Actes du Colloque « Enseigner Coopérer Eduquer », Section des Sciences de l’Education et Laboratoire de Recherches-Actions en Techniques Coopératives (LABRATEC), Faculté des Lettres & Sciences Humaines de Nice, 1987, p. 80-90.
– Sur la théorie et la pratique des ateliers d’écriture.

7) « L’Antitexte mimétique », in Texte & Antitexte, Actes du 1er Colloque international du Centre de Narratologie Appliquée (CNA), Cahiers de Narratologie n°1, Faculté des Lettres & Sciences Humaines de Nice, 1987, p. 31-52.
– Analyse stylistique d’un pastiche-Claudel récrivant à sa manière Le Cid.

8) « Du côté de chez Watermann – La miniaturisation du récit proustien en régime d’imitation », in Cahiers de Narratologie n°2, Faculté des Lettres de Nice, 1988, p. 5-20.
– Etude des procédés rhétoriques d’une réduction pastichielle de La Recherche.

9) « Longueur/longueurs : la chronorhétorique des pastiches-Proust », in Temps et Récit romanesque, Actes du 2e Colloque international du Centre de Narratologie Appliquée (CNA), Cahiers de Narratologie n°3, Faculté des Lettres de Nice, 1990, p. 65-85.
– Analyse stylistique des divers traitements du “temps proustien” dans six pastiches-Proust.

10) « La manière deux » (en collaboration avec N. Bilous), in La Réécriture, Actes de l’Université d’Eté dirigée par Cl. Oriol-Boyer (Ceditel, Grenoble 1989), p. 125-140.
– Utilité et protocoles pour une didactique du pastiche.

11) « Grammaire et Variations » (en collaboration avec N. Bilous), ibidem, p. 141-155.
– Sur l’enseignement de la grammaire française par ateliers d’écriture.

12) « De la pseudonote à la mimonote », in Urgences n°33 « Poétique de la note », Université du Québec à Rimouski (UQAR), p. 32-43.
– Etude du statut et des fonctions de la note infrapaginale dans les pastiches.

13) « L’atelier d’écriture à l’Université » (en collaboration avec N. Bilous), in Pédagogie et enseignement supérieur : révolution ou illusion ?, Actes du Colloque international de l’Association Internationale de Pédagogie Universitaire (A. I. P. U.), Nice, 30 Mai-2 Juin 1990, p. 55-62.
– Enjeux, stratégies, conduite et exemple d’un atelier d’écriture en milieu estudiantin.

14) « Gautier le Voyant, d’après Toast Funèbre », in Bulletin de la Société Théophile Gautier n°16 « Théophile Gautier et son temps », 1994, p. 7-25.
– Etude sur l’image de Gautier dans le poème (et la poétique) de Mallarmé.

15) « Réc-Rire – du second degré en littérature », in Rires et sourires littéraires, Etudes du C. R. L. P. (Centre de Recherches Littéraires Pluridisciplinaires) réunies par A. Faure, Publication de la Faculté des Lettres, Arts et Sciences Humaines de Nice, n°16, 1994, p. 223-249.
– Comment une théorie du texte peut-elle penser le comique très particulier des récritures ?

16) « Signes de te(x)te – La dédicace chez Villiers », in Revue des Sciences Humaines n°242 « Villiers de l’Isle-Adam, poète de la contradiction », avril-juin 1996, p. 29-39.
– Sur les effets lectoraux des dédicaces de Villiers à Mallarmé.

17) « Aux origines du mail art : Les Loisirs de la Poste », in Formules, revue des littératures à contraintes n°1 (L’Age d’homme, Paris 1997), p. 105-122.
– Ecriture, rhétorique et style des “quatrains d’adresses” de Mallarmé.

18) « Quelle glose pour la “poésie obscure” ? », in Recherches et Travaux (revue du département de Lettres Modernes de l’Université Stendhal) n°53 « Le texte et son commentaire », Grenoble 1997, p. 54-80.
– Le texte dit “obscur” : explications, explicitations ou expérience du silence ? cette problématique est retracée en ses développements de la fin du XIXe siècle à la critique structuraliste.

19) « Leconte de Lisle, rhapsode », in Actes du Colloque « Homère en France après la Querelle » (U. Stendhal-Grenoble III, 23-25 oct. 1995), chez Honoré Champion, Paris 1999, p. 105-123.
– Autour des traductions de l’Iliade et de l’Odyssée, étude des formes et des enjeux du sourcisme lecontien en matière de traduction.

20) « De l’autobiopastiche », dossier pour La Faute à Rousseau n°21, juin 1999, p. 44-45.

– Imitation et autobiographie partageant un souci de spécularité avec leur « modèle », on montre les tendances du genre qui les combine: satire humaine, critique du style, autoréférentialité.

21) “Empreintes de Poe – Traduction et procès d‘écriture chez Mallarmé”, in Perspectives, revue de l’Institut des Sciences Humaines Générales à l’Université Hébraïque de Jérusalem, “Emprunt, empreintes”, n°7, 2000, p. 125-148.

-Etude des surdéterminations interlinguistiques dans Le Tombeau d’Edgar Poe: le poème, sa traduction et ses récritures.

22) “Aicard/Vigny – Du discours au poème”, in Var et Poésie n°1 (“Jean Aicard – Du poème au roman”), Edisud, Toulon 2000, p. 83-97.

-Formes et enjeux de la récriture du Journal d’un Poète par Jean Aicard, dans sa Conférence de 1914 sur Alfred de Vigny.

23) ”Un inédit de Stéphane Mallarmé : Redites ”, in Formules, revue des littératures à contraintes n°5 (Noésis, Paris 2001), p. 48-73.

– Publication et commentaire d’un cahier “inédit” où Mallarmé récrit à sa manière Ronsard, Nerval, Hugo, Arvers, Sully-Prudhomme, Baudelaire, Leconte de Lisle, Heredia et Maeterlinck.

24) “Le Concile des pasticheurs”, in Formules, revue des littératures à contraintes n°5 (Noésis, Paris 2001), p. 145-169.
Polylogue imaginaire autour de la théorie et la pratique de l’imitation littéraire.
24bis) “O concilio do pastiche”, traduction du précédent en brésilien, parue in Terceira margem, revista do programa de pos-graduaçao em ciencia da literatura, Universidade Federal do Rio de Janeiro, Ano IX, n°13, julho-dezembro 2005, p. 42-75.

25) “Mallarmé version française”, in Recherches et Travaux (revue du département de Lettres Modernes de l’Université Stendhal) n°59 « Contraintes et dérives d’écriture », hommage à Jacqueline Bernard, Grenoble, 2001, p. 211-234.

-Formes, styles, enjeux, stratégies des paraphrases en prose que les contemporains deMallarmé ont données des Poésies.

26) “Du fragment pastiche”, in Sémiologie du fragment, Actes du Colloque de l’Université de Bourgogne (8-9 février 2001), Modèles linguistiques, Tome XXII, 2001, fasc. 2, n°44, p. 121-137.

– Typologie des formes selon lesquelles, narratif ou poétique, le pastiche se donne à lire comme un fragment du texte modèle.

27) “La mémoire intertextuelle”, in Mémoire et écriture, Actes du Colloque de l’Université de Toulon & du Var (11-12 mai 2000), (Champion, Paris 2003), p. 323-334.

– Ou quand la mémoire, dans un texte, est celle d’un écrit ou d’un style.

28) “Tristan Derème, Oulipien avant l’heure ?”, communication au Colloque “Léon Vérane, Philippe Chabaneix et l’Ecole Fantaisiste”, Université de Toulon & du Var, 30-31 mars 2001 (Var et Poésie n°3, Edisud, Toulon 2003), p. 291-319.

Mise en lumière du poète « fantaisiste » qui annonce le mieux les travaux de l’Ouvroir de Littérature Potentielle.

29) “Sur la mimécriture – Essai de typologie”, in Du pastiche, de la parodie et de quelques notions connexes, Neuf études réunies et présentées par Paul Aron (Editions Nota bene, Québec 2004), p. 103-136.
– Mise au point d’une typologie générale de l’écriture d’imitation, où sont envisagés tous les critères distinctifs au niveau pragmatique et stylistique.

30) “Mallarmé Majeur, mallarmé mineur”, in Œuvres majeures, œuvres mineures ?, sous la direction de Catherine Volpilhac-Auger (SIGNES ENS Editions, Lyon 2004), p. 213-234.
– En théorie comme en pratique, peut-on appliquer à la production de Mallarmé le distinguoentre des œuvres dont l’importance et la valeur littéraires seraient inégales ?

31) “Double contrainte”, in Poétique de Georges Perec (Poésie 2002, n°94, oct. 2002), p. 64-67.
Ecriture et commentaire d’un douzain hétérogrammatique à la façon de Perec, qui se révèle aussi un quatrain à la manière de Mallarmé.

32 & 33) “Une vie pour l’écrire ou Qu’est-ce qui fait courir Claudette Oriol-Boyer?” & “Liminaire”, in Recherches et Travaux (revue du département de Lettres Modernes de l’Université Stendhal) n°63 EcriREcrire, Hommage à Claudette Oriol-Boyer, Grenoble 2003, pp. 7-13 et 21-22.
Bio-bibliographie de Claudette Oriol-Boyer et présentation de son volume d’hommages.

34) “Robbe-Grillet faux-semblant”, in Recherches et Travaux (revue du département de Lettres Modernes de l’Université Stendhal) n°63 EcriREcrire, hommage au Pr. Claudette Oriol-Boyer, Grenoble 2003, p. 67-89
Analyse de quatre pastiches-Robbe-Grillet.

35) “Librement imité de…” in Le goût de la forme en littérature, Actes du Colloque “Ecritures et lectures à contraintes” (Centre Culturel International de Cerisy la Salle,14-21 août 2001) (Ed. Noésis, Paris 2004), p. 154-181.
– Etude des contraintes à l’œuvre dans les quatrains-adresses de Mallarmé, et réflexions sur la rigueur de leur imitation dans le corpus des récritures autographes et allographes.

36) “Du ridicule à la comédie du «style original»”, in Recherches & Travaux (revue du département de Lettres Modernes de l’Université Stendhal)

n°67 Rire et littérature , hommage au Pr. Jean Serroy, Grenoble 2005, p. 73-89.
– Les Réflexions sur le style original, par le Marquis Du Roure (1824), se veulent une démonstration par l’exemple de l’inanité du pastiche ; elles offrent un parfait exemple de dénégation théorique, à une période où cette pratique est en passe de devenir un véritable genre littéraire.

37) “Une certaine suite dans les idées : du Nouveau Roman à la Textique”, in S.I.E.C.L.E. Colloque de Cerisy – 100 ans de rencontres intellectuelles de Pontigny à Cerisy (IMEC, Paris 2005), p. 405-421.
Esquisse historiographique du parcours qui mène des rencontres autour du Nouveau Roman(depuis la fin des années 60) à l’élaboration d’une nouvelle discipline, la Textique(depuis le début des années 1980).

38, 39 & 40) Direction du volume Mallarmé et après ? – Fortunes d’une oeuvre, Actes du Colloque de Tournon-Valence (24-27 octobre 1998) éditions Noésis, Paris 2006 :

“Préambule” (p. 3-6) ;
“Mallarmé aux miroirs” (p 197-228)

Etude des diverses formes du pastiche mallarméide ;
“Note sur la combinatoire des Œufs de Pâques (pour prolonger « Mallarmé en Oulipie » de Marcel Bénabou)” (p. 233-236)

Réflexion sur la matrice combinatoire à l’œuvre dans un quatrain de circonstance de Mallarmé.

41) “Quand l’hommage oblige”, in Le lent brassement des livres, des rites et de la vie, Mélanges offerts à James Dauphiné, textes réunis par Monique Léonard, Xavier Leroux et François Roudaut (Champion, Paris 2009), p. 833-849.
– L’hommage nominatif relève de deux familles de contraintes : l’une sémantique (liée aux prédicats applicables au titulaire de l’hommage), l’autre littérale (déterminée par le nom dudit titulaire). On le montre en développant de possibles performances encomiastiques autour de James Dauphiné.

42) “Proust pas à pas, un pastiche à (g)ravir”, in Babel n°20 Ecrire la Montagne, revue du Centre de recherches Babel de l’UFR Lettres, Université du Sud Toulon-Var, 2009, p. 58-85.

– Un pseudo « récit de course » en montagne à la manière de Marcel Proust permet à Etienne Bruhlde rendre l’agencement complexe des phrases proustiennes, à travers le rigoureux parallèle entre lesanfractuosités de la syntaxe et les difficultés d’une ascension : l’on réfléchit sur la pertinence d’unepareille homologie ainsi que sur la fidélité de la restitution.

43 & 44) Direction du Colloque “L’écriture mimétique”, Actes du Colloque de Toulon (13 & 14 novembre 2008), I in Modèles Linguistiques,Tome XXXI, année 2009, vol. 60 (170 p.), et II in Tome XXXI, année 2010, vol. 61 (131 p.) :

“Introduction” (p. 7-10) ;
“La mimécriture ; règles d’un art” (p. 29-53).

– S’agissant d’un impératif (imiter les grands auteurs, jusqu’à leur style), on détermine quatre règles majeures de la mimécriture: neutralité, bi-latéralité, abstraction et holisme, pour ensuite envisager le jeu de ces règles dans le mimécrit.

45 & 46) “Des œuvres au pastiche : Robbe-Grillet au miroir”, in Alain Robbe-Grillet – Balises pour le XXIe siècle, Les Presses d’Ottawa et Sorbonne Nouvelle, Paris 2010, p. 104-117.
Analyse du pastiche Robbe-Grillet “Esquisse d’un nouveau chat”, dû à Umberto Eco.
Deux Annexes : 1) Republication de Les poissons du rendez-vous, pastiche Robbe-Grillet par Emilien carassus, idem, p. 117-123 ; 2) Bibliographie complète des pastiches Robbe-Grillet, idem, p. 123.

47) “Gide, au miroir des pastiches”, in Actualités d’André Gide, Actes du colloque international (Palais Neptune de Toulon et Villa Noailles à Hyères, 10-12 mars 2011 (Honoré Champion, Paris 2012), p. 298-312.

– Dès la parution des premières oeuvres, Gide fut pastiché. L’examen des textes cibles — plutôt ceux qui relèvent de l’autobiographie que les fictions  — fait surgir diversement un double savoureux de l’auteur du Journal. L’article recense également la totalité des pastiches connus.

48 & 49) Co-direction avec Claudette Oriol-Boyer du Colloque international Ateliers d’écriture littéraire(au Centre Culturel International de Cerisy-la-Salle, Juin 2011), éd. Hermann, Paris, 2013 :

“Préface” p 5-17 (co-écrit) ;

“Pour un atelier mimétique (autour des Récréations postales de Mallarmé)”, p. 329-345.

– Etude des conditions de possibilité d’un atelier d’écriture « pastiche ».

50) “Lepastiche: un rapport ambigu à l’autorité du modèle”, communication au colloque « Paradigmes de l’Autorité », U. François Rabelais de Tours, Janvier 2014 (Editions Kimé, Paris 2015, p. 221-236).

– Contrairement à la parodie où l’autorité du modèle est mise à mal par les transformations plus ou moins assassines, le pastiche paraît s’absorber dans la révérence au modèle auquel il fait référence: le style de tel auteur. Ce n’est pas à dire que toute émancipation lui est interdite: à travers les excès, et à travers l’autoindexation.

51) “(Re)faire le bref (Lemaitre, Bénabou : deux fabriques de maximes)”, communication au colloque « Stratégies et pouvoirs de la forme brève – littératures, arts du spectacle, musiques », U. François Rabelais de Tours, Mars 2016 (Editions Kimé, Paris 2017, p. 201-215).

– A un siècle d’écart, Jules Lemaitre et Marcel Bénabou (de l’Oulipo) proposent chacun sa machine à fabriquer des maximes, pensées et aphorismes, un genre qui procède d’une très longue tradition française. La curieuse similitude des procédés qu’ils envisagent ne doit pas cacher une différence fondamentale quant à la façon d’aborder la problématique du refaire, avec pour horizon d’un côté le pastiche des moralistes, de l’autre la potentialité de l’écriture.

52 & 53) « Introduction – Du Nouveau Roman à la Textique », p. 7-14, et « De la fiction moderne au « texte »: le Nouveau Roman », p. 17-25, in Jean Ricardou: Du Nouveau Roman à la Textique(éd. Hermann, Paris, 2018), 612 pages.

– Suite à la disparition de Jean Ricardou (juillet 2016) paraît un recueil d’articles issus de communications, au Centre Culturel International de Cerisy, qui s’étalent de 1964 à 2015. L’Introduction envisage le parcours intellectuel du chercheur en 4 phases: le Nouveau Roman, la théorie matérialiste du texte, les ateliers d’écriture et la textique. Le second propos traite plus spécialement de la première période, consacrée à la défense et illustration de l’écriture néoromanesque, voire néo-néoromanesque.

54) « La Textique: une matière académique? », in Présents de Jean Ricardou, Les Impressions Nouvelles, Paris, 2018, p. 155-157.

– Lors du Forum Ricardou qui, suite à la mort de l’écrivain, s’est tenu le 21 avril 2017 à Paris, je retrace mon invention, à partir de 2004, des cours de textique en Master II de Lettres Modernes, à l’Université de Toulon.

55) « De l’imitation : quand tout l’art est dans la manière », introduction à “Une question de vision, autour d’un pastiche-Proust par Amandine Cyprès”, in Raison Présente,n°207 : Aux frontières de la vérité I-Copie, contrefaçon, plagiat dans les arts, les lettres et les sciences, p. 45-47 (article d’A. Cyprès : p. 47-57).

 COMMUNICATIONS

(NB : ne sont notées que les interventions n’ayant pas donné lieu à publication du type « Actes de Colloque »)

1) Participation régulière, de 1980 à 1985, aux Ateliers « Pour une théorie matérialiste du texte », au Centre Culturel International de Cerisy-la-Salle ;

2) « Contraintes calligrammatiques », conférence (avec N. Bilous) aux Journées de l’Ecriture de la Faculté des Lettres, Arts & Sciences Humaines de Nice, 4-5 mai 1984 ;

3) « L’Atelier d’écriture », animation au Centre Culturel Français de Constantine (Algérie), 1er sem. 1984.

4) « Ateliers d’écriture : expérience/réflexion », conférence (avec N. Bilous) dans le cadre du groupe Création & Communication animé par M. M. Couturier, à la Faculté des Lettres, Arts & Sciences Humaines de Nice, 1é et 19 fév. 1984 ;

5) « Contraintes/techniques/enjeux pratiques des ateliers en didactique du français », conférences pédagogiques au Collège Bon-Voyage de Nice, 14 fév. et 7 mars 1985 ;

– « Initiation aux méthodes d’atelier d’écriture », 6 h. d’animation auprès de groupes d’enseignants de français étrangers, dans le cadre du Stage Pédagogique au Centre International d’Etudes Françaises (C.I.E.F.), juillet-août, de 1985 à 1994.

6) « Autour de l’Augmentation de G. Perec », participation à une table ronde après représentation de la pièce à l’Espace Mimont de Cannes, 22 mars 1987

7) « Les nouveaux courants en critique littéraire », cycle de conférences au niveau du Cours supérieur pour le Centre International d’Etudes Françaises (C.I.E.F.) de Nice, en juil-août, de 1988 à 1994.

8/ « Problématique du pastiche », conférence à l’Université du Québec à Rimouski (UQAR), 17 sept. 1990

9) « L’Atelier d’Ecriture : définition, pratique », conférence-atelier au Colloque régional sur la Lecture et l’Ecriture, Rectorat de Nice, 7-12 déc. 1992 ;

10) « Le Calligramme », atelier (en co-animation avec N. Bilous), aux Journées Nationales des Ateliers d’Ecriture, Aix-en-Provence, 22-23-24 février 1993.

11) « Former des formateurs en écriture » et « Pastiche et didactique », interventions à l’Université d’Eté « Ecriture & Formation », Sanary-sur-mer, 30 août-3 sept. 1993.

12) « Cohérence et mimésis verbale : l’exemple du calligramme », communication au colloque international « La Cohérence », Calaceite (Espagne), 20-27 août 1994.

13) « Produire le fictif », communication au Deuxième Colloque International « Ecrire à l’Université », organisé par Claudette Oriol-Boyer à l’Université Stendhal Grenoble III, 12-13-14 déc. 1996.

14) « Récréations postales », conférence sur les quatrains d’adresses de Mallarmé au Café litéraire Le Victor-Hugo, 20 octobre 1997.

15) « Parler, rêver. Narrer peut-être – Aspects narratologiques des Rêveries »,communication à la Journée-Colloque d’Agrégation Les Rêveries du Promeneur solitaire,à l’Université Stendhal Grenoble III, 28 mars 1998.

16) « Atelier d’écriture : Continuités », conférence-atelier au Café litéraire Le Victor-Hugo, 18 mai 1998 à Valence.

17) « L’initiative aux noms : Les Loisirs de la Postede Mallarmé », communication au colloque « Mallarmé et l’initiative aux mots », à la Bibliothèque Publique d’Information, Centre Georges Pompidou – Animation et participation à la Table ronde « Mallarmé aujourd’hui », qui réunissait Henri Meschonnic, Jean Ricardou, Bertrand Marchal et Jacques Donguy,  Paris, 5 décembre 1998.

18) « Théorie et classification des pastiches », communication au Cercle Polivanov, Institut National des Langues Orientales (Centre de Poétique comparée), Paris, 12 mars 1999.

19) « La revue Sud et la création poétique contemporaine », présidence et animation d’une rencontre à l’occasion du legs de la collection complète de la revue à la Bibliothèque de l’Université de Toulon & du Var, Toulon, 29 avril 1999.

20) “Science et Littérature“, conférence et table ronde avec Etienne Klein et Jean-Max Tixier, à l’Université de Toulon & du Var, 18 mai 2000.

21) “Gogol, conteur”, Conférence à la Maison de la Culture de La Garde, le 6 octobre 2000.

22) “Pour une poétique du pastiche littéraire”, conférences prononcées au Département de français de l’Université Pédagogique de Novossibirsk (Russie), les 11 et 12 octobre 2000.

23) “Au fond du reconnu, pour trouver du Nouveau”, conférence à la “Rencontre autour de Germain Nouveau (1851-1920)”, Maison des Comoni – Le Revest, 15 décembre 2001.

24) “Mondialisation et culture”, participation à la table ronde du Forum International sur la Liberté d’Expression à l’Université de Toulon et du Var, Faculté de Droit, Toulon, 14 novembre 2003.

25) “La Textique : son objet, ses concepts,  sa méthode et ses enjeux”, conférence prononcée au Séminaire de recherche de l’University of British Columbia (Canada), 14 janvier 2009.

26) “Henri Michaux, l’étrange au quotidien”, conférence au Café Culturede Toulon, 26 janvier 2010.

27) “Le personnage au second degré”, intervention au Séminaire de Michel Erman « Le personnage », Université de Bourgone, le 3 mai 2010.

Communications liées à la Textique

Depuis 1985, je participe régulièrement au Séminaire de Textique dirigé par Jean Ricardou au Centre Culturel International de Cerisy-la-Salle. En ce lieu, je fais (à peu près) une communication par an, en rapport avec le thème retenu ; voici quelques titres :

28) “Peut-on concevoir l’idée d’une hyperreprésentance interscriptive ?”, communication au 1erSéminaire « La Textique (1) : objet, méthode, concepts », dirigé par Jean Ricardou, au C.C.I.C. de Cerisy-la-Salle, du 2 au 9 août 1989 ;

29) “Entre figuration et représentation : problèmes du mimétisme scriptural”, communication au séminaire « La Textique (2) : recyclage, éclairage », dirigé par Jean Ricardou, au C.C.I.C. de Cerisy-la-Salle, du 12 au19 juillet 1990 ;

30)“Matériaux pour une “mimotextique””, communication au Séminaire « La Textique (3) : principes, problèmes » dirigé par Jean Ricardou, au C.C.I.C. de Cerisy-la-Salle, du 10 au 20 août 1991 ;

31)“Vers une “textique de l’interscrit””, communication au Séminaire « La Textique (4) : extensions, exhaustions » dirigé par Jean Ricardou, au C.C.I.C. de Cerisy-la-Salle, du 4 au 11 août 1992 ;

32)“Texticité et littérarité – à propos d’un conte de Villiers (A s’y méprendre)”, communication au Séminaire « Textique : circonscription, palinodie » dirigé par Jean Ricardou au C.C.I.C. de Cerisy-la-Salle, du 1er au 8 août 1994 ;

33) La contrainte mimétique”, communication au 12èmeSéminaire de Textique (“Logique de la contrainte”), dirigé par Jean Ricardou au C.C.I.C. de Cerisy-la-Salle, du 1erau 10 août 2000 ;

34)“Récritures à Loisirs ”, communication au 13èmeSéminaire de Textique (“Récrire suivant la textique”), dirigé par Jean Ricardou au Centre Culturel International de Cerisy-la-Salle, du 2 au 12 août 2001.

35)“Problèmes de la réplication interscriptuelle”, communication au 14èmeSéminaire de Textique, (“L’interscrit : premiers problèmes”), dirigé par Jean Ricardou au C.C.I.C. de Cerisy-la-Salle Cerisy-la-Salle,  du 1erau 11 août 2002.

36)“Problèmes du paramètre narratif”, communication au 18èmeSéminaire de Textique, (“Vers une paramétrisation générale de l’écrit I”), dirigé par Jean Ricardou au Centre Culturel International de Cerisy-la-Salle, du 2 au 12 août 2006.

37)“Coups de billard : un jeu de paramètres”, communication au 19èmeSéminaire de Textique, (“Vers une paramétrisation générale de l’écrit II”), dirigé par Jean Ricardou au Centre Culturel International de Cerisy-la-Salle, août 2007.

38)“Transparence/transparition”, communication au 22èmeSéminaire de Textique, (“Unifier la diversité”), dirigé par Jean Ricardou au Centre Culturel International de Cerisy-la-Salle, août 2010.

Toujours au C.C.I.C. de Cerisy-la-Salle, j’assure régulièrement, en marge du séminaire de Jean Ricardou, une manière de recyclage en Textique, intitulé “La Textique : Concepts majeurs”.

Et dans le cadre d’une diffusion internationale de la discipline :

39)“Du dernier structuralisme : la Textique”, prononcée au Département de français de l’Université Pédagogique de Novossibirsk (Russie), le 11 octobre 2000.

ATELIERS D’ECRITURE 

“Plumes d’Autrui pour Stéphane Mallarmé”, Atelier de Lecture/Ecriture de pastiches, Journée d’Etude sur le Mimétisme Verbal, UFR de Lettres de l’U. du Sud Toulon-Var, 2 décembre 2010.

PROJETS

Ouvrages en préparation

Miroirs de Mallarmé.Anthologie commentée des imitations, apocryphes et pastiches de l’œuvre, qui m’est commandée par les éditions Noésis ; publication prévue en 2012.

Poétique du pastiche,un ouvrage théorique, synthèse de mes recherches, et qui aborde tour à tour :

– l’historique de la question du mimétisme en général et du genre en particulier,

– la place (une étrange absence, plutôt, à interroger) et l’image du mimétisme verbal dans la critique littéraire ou spécialisée,

– les formes et techniques (grammaire, style) de l’imitation littéraire,

– les diverses conceptions du recueil de pastiches,

– le destin et les apories du genre.

Activités en préparation

– “Gide, au miroir de ses pastiches”, communication au Colloque “Actualité d’André Gide” dirigé par Martine Sagaert, lors des Journées Neptune de l’Université du Sud Toulon-Var, les 10-12 mars 2011 ;

– Co-Direction avec Claudette Oriol-Boyer du Colloque “Ateliers d’Ecriture Littéraire 2” ; communication : “Le Bestiaire ennéalogue : modalités, contraintes, enjeux et problèmes d’un atelier d’écriture selon la textique”

– “Coups de billards : une analyse textique”, contribution au 23eSéminaire de Textique, (“Unifier le divers 2”), dirigé par Jean Ricardou au Centre Culturel International de Cerisy-la-Salle, août 2011.

– “Plumes d’Autrui pour Marcel Proust”, Atelier de Lecture/Ecriture de pastiches, Journée d’Etude sur le Mimétisme Verbal, UFR de Lettres de l’U. du Sud Toulon-Var, en 2012.

Activités scientifiques

Organisation de colloques

Colloque international « Mallarmé, et après ? » (Tournon-Valence, 24-27 octobre 1998)Université Stendhal-Grenoble III.

Colloque international « L’écriture mimétique », Université du Sud Toulon-Var, 13 et 14 novembre 2008, codirigé avec Pascale HELLEGOUARC’H (Université Paris 13)

Propos :Aussi ancien que l’art qu’il vise, le mimétisme accompagne le geste créatif comme son ombre, au point qu’il va presque de soi, comparant les œuvres-modèles et leurs avatars imitatifs, d’opposer la « création », forcément première et, par là, originale, à sa (ou ses) « imitation(s) », forcément secondes et, par là, plus ou moins tenues pour secondaires, sans trop s’aviser que l’on mélange ainsi, et jusqu’à l’amalgame, faits de structure et questions de valeur. En suggérant qu’il est permis de concevoir quelque chose comme une écriture mimétique,le présent colloque entend dépasser un clivage convenu pour interroger les ressorts, les formes et les enjeux de l’imitation, prise au sérieux dans le champ où elle fut, et demeure, aussi largement pratiquée que superbement méconnue : la littérature, et examinée dans ses œuvres les moins implicitement imitatives : les pastiches.

L’on y aborde la question du pastiche littéraire sous plusieurs angles :

– celui de la pratique, et c’est peut-être l’originalité de la rencontre : auteurs de performances ponctuelles ou de recueils, acteurs de revues spécialisées seront interrogés sur leurs goûts et faire mimétiques, et plus généralement sur leur rapport aux modèles ou aux cibles qu’ils se donnent. Dans ce cadre seront également envisagées, symétriquement, la question de l’écrivain qui se fait pasticheur, et celle du pasticheur devenant — si tant est qu’il ne le soit déjà — un écrivain.

– celui de la théorie et de l’histoire littéraire : des spécialistes du genre se pencheront sur son devenir diachronique et ses aspects sociologiques, et sur les problèmes de son édition ; des linguistes et des poéticiens de la « littérature au second degré », intéressés par la question du (ou plutôt des) style(s) littéraire(s), tâcheront d’établir quelques critères d’une écriture d’imitation pour mieux la distinguer d’éthoset de pratiques limitrophes ou opposés ; les didacticiens, eux, complèteront ce volet théorique en montrant ce qu’un mimétisme délibéré peut apporter à l’enseignement-apprentissage de la littérature.

– celui de l’analyse, enfin : plusieurs pastiches de mêmes auteurs-modèles se verront étudiés au plus près du pastiche des styles, pour dégager de leur comparaison, autant que faire se peut, des styles de pastiche.

Un micro-atelier d’écriture mimétique permettra, peut-être, d’éprouver la pertinence des paroles en leur ajoutant, indispensable, le geste.

Communications

1) Paul ARON (U. Libre de Bruxelles): « Réflexions sur l’histoire d’un genre »

2) Stéphanie BALDISSAR (U. du Sud Toulon-Var) : ”L’univers mauriacien au travers du pastiche”

3) Nicole BIAGIOLI et Alexandra MASINI (C.P.E.L. (E.A.1758) U.F.R. L.A.S.H. – U. Nice-Sophia) : “Apprentissage mimétique et didactique de la littérature”

4) Daniel BILOUS (U. du Sud Toulon-Var) : “La mimécriture : règles d’un art”

5) Jean-Pierre BOBILLOT (U. Stendhal- Grenoble 3) : “Rimbaud : les insipides, ou comment je n’ai jamais appris à récrire”

6) Julie CAMUSSO (U. du Sud Toulon-Var): “Les pastiches-Baudelaire, un florilège vénéneux”

7) Amandine CYPRES (U. du Sud Toulon-Var) : “Anamorphoses pastichielles du temps proustien”

8/ Michel ERMAN (U. de Bourgogne): “Pastiche et critique de la littérature française du XXIe siècle”

9) Xavier GARNERIN (Revue Vert Pastiche, Paris): “Le pastiche, entre intuition et analyse”

10) Xavier GELARD (Revue Vert Pastiche, Paris): “Pourquoi le pastiche est-il encore et toujours vert ?”

11) Frédéric GOBERT (Privas) : “Le pastiche dans un parcours d’écriture personnel”

12) Pascale HELLEGOUARC’H (U. Paris 13) : “Le pastiche au XXe siècle : édition et paratextes”

13) Jean-François JEANDILLOU (U. Paris 10): “Nodier et la langue imitative”

14) André-Alain MORELLO (U. du Sud Toulon-Var).): “Giono pasticheur de Stendhal?”

15) François PECHIN (U. du Sud Toulon-Var) : “Hugo : le pasticheur pastiché”