Laboratoire BABEL

EA 2649
Langages, littératures, civilisations et sociétés

Titre de l’auteur

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Var & Poésie 02.

Présence de Pierre Caminade

Montpellier, Paris, La Seyne-sur-mer : l’itinéraire de Pierre Caminade, situé entre la Méditerranée et la capitale, est aussi celui de son œuvre, nourrie de culture classique, exaltée de modernité.
Engagé dès le lycée à Montpellier, puis à Paris, dans les débats d’avant-garde, Caminade « chemine » de l’action à la création, poète dans la cité pleinement accompli à La Seyne-sur-mer où il s’implique, de 1954 à sa mort, dans le développement culturel de la ville.
Son œuvre résulte de plusieurs démarches, de l’élan sensorialiste à l’analyse philosophique, de la poésie au nouveau roman, de la libération de la femme à la mémoire des chantiers navals, du journalisme à la recherche, du sport à la critique d’art, de la mer à l’amour… Son écriture est énergie, « la plus pertinente et la plus fervente des fidélités ». Cet ouvrage propose un ensemble d’hommages, comme autant de regards croisés :
évocations de l’ami par ceux qui l’ont côtoyé, accompagné, aimé ; témoignages de proches ayant œuvré avec lui dans le Var et à La Seyne, sa « ville de mer aux quarante collines » ;
analyses de l’œuvre, repères posés par des poètes et des universitaires, proposant ses textes à la recherche scientifique.
Publications du laboratoire Babel, UFR de Lettres, Langues et Sciences Humaines, Université de Toulon, CS 60584, 83041 Toulon Cedex 9
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Articles

La ville de mer aux quarante collines
Pierre Caminade


Un poète dans la cité
Robert Bonaccorsi, Jean Passaglia, Jean Ravoux,
René Merle, Henri Laporte, Michel Flayeux,
Gilles Triquet, Georges Laforest, Charles Galfré,
Dr Jacques-Henri Baixe


La mer vive
Pierre Caminade


Le guide, le frère, le confident
Nadine Lefébure, Max Rouquette, Olivier Séchan,
Frédéric-Jacques Temple, Paul Duchein,
François Solesmes, Francine de Martinoir,
Jean Ricardou


Dédicaces : poèmes pour Pierre Caminade
Yves Broussard, Jean-Claude Villain 117


Regards sur l’œuvre
Jean-Luc Pouliquen, Robert Sabatier, Emile Bouvier, Raymond jean, Dominique Noguez,
Jacques Lovichi, Daniel Leuwers, Yvonne Damon


Sur les chemins de Pierre
Jacques Body


Pierre Caminade amateur et écrivain de cinéma
François de la Bretèque

Cahier d’illustrations noir et blanc


L’orée de la poésie
Anne Clancier


« J’essaie le poème ». approche de Se surprendre mortel
Arlette Albert-Birot


La porte Brunet
François Leperlier


Au colloque Cocteau
Pierre Caizergues présente un texte de Pierre Caminade


Corps, cœur et chant poétiques dans Corps à Corps
Thanh-Vân Ton-That


Reliefs
Bernard Blanc

Le paysage, le corps et le je dans Reliefs
Michèle Monte


D’un ami l’autre : Pierre Caminade et Jean Bouhier
Christine Chémali


Signes, couleurs et reliefs de Pierre Caminade
Christine Lombez


Pierre Caminade, l’analyse et l’extase (p.237-247)
Jean-Max Tixier

Cahier d’illustrations couleurs


Choix de poèmes
Pierre Caminade


Biographie
Marie-Paule Giraudo


Bibliographie
Marie-Paule Giraudo


Ont collaboré à cet ouvrage


Table des illustrations et documents

Figures et (re)configurations du politique des années 1970 à nos jours

Texte de cadrage du séminaire

Le séminaire transversal du Laboratoire BABEL de l’Université de Toulon prend la forme de journées d’études, colloques, conférences, tables rondes visant à rassembler l’ensemble des membres du laboratoire ainsi que des étudiants de Master, et des intervenants invités. Leur objectif sera de confronter les approches d’un même thème au regard des différentes disciplines (histoire et civilisation, sciences politiques, littérature, linguistique, philosophie, sociologie…), en particulier sous un angle épistémologique.

   Quand on parle du politique, pour reprendre une célèbre expression de Marc Bloch, on évite de faire du mot “politique” «fatalement le synonyme de superficiel» et l’on dirige l’attention vers un champ social dominé par des conflits d’intérêt réglés par des pouvoirs (Déloye, 2008). Le politique, dont la conception a évolué au cours de l’histoire du XXème siècle, exprime potentiellement tout phénomène social et se présente aux sociétés contemporaines sous la forme d’un ensemble de forces institutionnalisées qui à la fois interagissent et se (re)configurent dans un espace appelé “champ politique”. 

   Pendant la longue période comprise entre le début des années 1970 et nos jours, en passant par la transition critique marquée par les trois années 1989-1991, l’univers du politique, dans ses multiples déclinaisons (élément idéologique, aspects institutionnels, espace de la souveraineté et de la représentation, interrelation des dynamiques sociales, économiques et culturelles), a été soumis à des tensions continues qui ont déclenché et ne cessent de déclencher encore aujourd’hui un processus, également continu, de (re)configuration à la fois des frontières du “champ politique” et des acteurs (individuels, collectifs, institutionnels) qui (inter)agissent au sein de celui-ci, ainsi que des principes qui en régissent le fonctionnement. L’origine d’un tel processus — qui nécessite une lecture interdisciplinaire — peut être identifiée dans les transformations de la seconde après-guerre mondiale qui ont connu une accélération extraordinaire à partir des années 1970.

    Au cours des deux décennies marquées par la coexistence pacifique, le progrès économique et la liberté politique se sont imposés à l’Ouest sous le signe d’une (re)configuration du modèle de la démocratie libérale, tandis qu’à l’Est les différentes formes d’«économie d’État» ont contribué à (re)configurer le système de pouvoir basé sur le “socialisme réel”. Ainsi, deux «mondes» opposés se sont forgés et synthétisés, dans l’imaginaire collectif à travers les deux termes de «capitalisme» et de «communisme». Les années soixante-dix ont marqué la décennie où l’antagonisme bipolaire a donné lieu, d’une part, à des (re)configurations du pouvoir politique, d’autre part à des formalisations culturelles inédites, portées par les nouvelles urgences issues d’une société en mouvement et notamment poussées par la vague de la contestation juvénile : soif de liberté, besoin d’innovation, volonté créatrice impérieuse et généralisée visant à surmonter la clôture de normes sociales représentées comme traditionnelles. On pourrait également dire que les années soixante-dix ont ouvert un grand atelier de renouveau social à l’échelle planétaire où la (re)configuration des langages politiques n’a pas manqué de s’entremêler étroitement avec celle des langages littéraire, artistique, musical, cinématographique, journalistique et éditorial, dans un contexte économique et géopolitique en vertigineuse évolution : les effets de la fin de la convertibilité or-dollar; une nouvelle étape de la “question du Moyen-Orient” marquée par la guerre du Yom Kippour ; la crise pétrolière mondiale; le Watergate ; la fin tragique de l’expérience de Salvador Allende au Chili ; la phase la plus aiguë de la stratégie de la tension ; la mission des sondes Voyager dans l’espace; la montée de Margaret Thatcher à la fonction de Premier ministre en Grande-Bretagne.

   S’il est donc vrai que les années 1970 peuvent être considérées comme le terminus a quo d’une longue saison de changement, ilest également vrai que, pour tenter de saisir la parabole de (re)configuration du politique jusqu’aujourd’hui, il faut passer par une autre transition historique cruciale placée, pour ainsi dire, in media re. Il s’agit de 1989-1991, une période complexe à lire par rapport à l’avant et à l’après. Suite à l’implosion du système soviétique, on a assisté, d’une part, à la fin des paradigmes avec lesquels l’antagonisme entre les deux «mondes» avait été représenté et perçu au niveau de la société civile, tandis que d’autre part on a assisté à la diffusion de l’idée d’un triomphe imparable du capitalisme et du modèle de la démocratie libérale, comme le résultat des transformations des deux décennies précédentes. C’est ainsi qu’ont pu se dessiner des représentations sans précédent d’une crise affectant à la fois les modèles de gouvernance économique et politique et les cultures politiques qui ont occupé la scène du XXème siècle et désormais perçues comme «traditionnelles», contribuant à semer les graines dans la société d’une désaffection de plus en plus évidente vis-à-vis de la politique et, plus particulièrement, de la démocratie en tant que système (Rosanvallon, 2006; Dahrendorf, 2003 ; Crouch, 2004).

    Avec 1989-1991 et le déclin du «siècle des idéologies» (Bracher 1982), on a assisté également à une (re)configuration du champ des relations internationales. L’irruption, dans le domaine de l’investigation scientifique, de l’élément de l’imprévisibilité accompagné du changement conséquent des «schémas mentaux», représentent les marqueurs d’un contexte où il est très difficile de trouver un fil rouge qui puisse permettre de comprendre quelle logique, après la fin du système bipolaire, régit les rapports de force entre les puissances (Jervis, 1970; Gaddis 1993, 2005; Nye, 2002). Un processus de (re)configuration «exceptionnelle» dû à la perte progressive de la primauté planétaire par les États-Unis et à l’ouverture d’une nouvelle dimension que certains spécialistes ont tenté de définir en faisant recours au concept de «chaos» (Menotti, 2010), notamment à la suite de certains événements qui ont secoué la scène mondiale des vingt dernières années : du 11 septembre 2001 à la crise économique et financière de 2008 ; du changement de modalité de l’action terroriste globale à l’explosion du phénomène migratoire et, enfin, à l’urgence sanitaire du COVID-19.

   Comme déjà évoqué, la période 1989-1991 a accéléré la crise des cultures politiques protagonistes du XXème siècle (Almond et Verba, 1963 ; Badie 1986; Rosanvallon 2003 ; Berstein, 1999; Visciola, 2018). À cause d’un complexe concours — pas encore bien exploré — de circonstances et de stratégies, au lendemain de la chute du mur de Berlin, l’Histoire n’a pas touché sa fin, contrairement à ce qu’avaient pu croire les nombreux, mais très peu scrupuleux, interprètes de Francis Fukuyama, l’auteur d’un classique parmi les plus cités et les moins “compris” de la politologie (Fukuyama, 1992). Ce fut plutôt le début d’un chemin exponentiel, en termes de consensus et de capacité d’action, de la démocratie libérale et de ses modèles. Orpheline de ses ennemis historiques, communisme, nationalisme, fascisme, — contre lesquels elle s’était distinguée ainsi que (re)définie à certains égards après 1945— et en cours de (re)configuration dans les années soixante-dix, la démocratie libérale, une fois cessé l’antagonisme entre les deux «mondes» opposés, allait chercher des ressources identitaires non pas tant dans son propre “bagage idéal” que plutôt dans ses propres pratiques. Après une longue série de tentatives visant à actualiser des formes de représentation perçues comme «anciennes», à travers différents modèles de démocratie centrés sur la figure du leader (L. Cavalli; J. S. Nye, 2002) ou avec des formes nouvelles et plus larges de participation citoyenne, la démocratie a été placée, pour ainsi dire, «sous stress», devenant la cible privilégiée de critiques qui, au fil du temps, ont fini par se traduire  par un sentiment de méfiance grandissanteenvers la politique latu sensu. Une telle méfiance n’aurait pas manqué d’affecter également les acquisitions du processus de construction européenne (Dahrendorf, 2003), fruit de la guerre froide, contestée par l’affirmation des mouvements dits «souverains» et «populistes» (Canovan, 1991 1999;  Tarchi, 2017).

   À l’approche du premier quart du XXIème siècle, il est donc légitime de se demander s’il est encore possible de dresser un profil idéologique du temps présent, de discerner des horizons idéaux et de Weltanschauungen, et de se demander si les agences de sociabilité politique “traditionnelles” montrent encore la capacité d’exprimer une force intellectuelle, peuvent aussi créer des mobilisations collectives (Visciola, 2018). Aujourd’hui, de nouvelles manifestations/représentations d’une crise, qui frappe de plein fouet la politique dans presque tous les pays de l’Occident, surgissent et se succèdent; l’idée de représentation politique, dans une société à forte connotation individualiste et exposée aux effets secondaires de la globalisation, est en train de muter ; les relations de pouvoir entre les États évoluent selon des modalités inconnues jusqu’à présent.

   D’où la nécessité d’étudier ces processus par le biais d’une approche interdisciplinaire, dans la perspective d’appréhender les fonctions multiples et articulées ayant déclenché des mécanismes inédits d’intégration, d’identification et de mobilisation qui n’ont pas manqué de se traduire par de nouvelles attitudes et comportements politiques. Si, dans le contexte de la socialisation politique, on peut définir les «attitudes» comme l’ensemble des dispositions acquises, c’est-à-dire des représentations, des valeurs et des normes capables de structurer des idées et des opinions, les comportements représentent, en revanche, toutes ces activités pratiques qui relèvent de la participation et qui exercent, ou tentent d’exercer, une influence sur le pouvoir politique (Bourdieu, 1980).

    Dans quelle mesure de tels paradigmes ont pu éviter, retarder, contenir, accentuer ou accélérer la (re)configuration du politique ? Ces questions méritent d’être étudiées dans une perspective mettant en relation divers champs disciplinaires.

Il est possible d’identifier au moins 5 macro-aires d’investigation concernées par ces processus:

1)        L’évaporation du mythe de la Révolution, tel qu’il avait commencé à prendre forme dans la transition entre les Lumières et 1789. Ce phénomène, favorisé par l’avancée de la sécularisation qui, au cours de l’époque contemporaine, a agi sur les mentalités et sur les cultures politiques, et a marqué non pas tant le divorce définitif du «sacré» de la politique (M. Weber), mais plutôt une (re)configuration du rapport entre ces deux dimensions. Un processus qui a donné naissance, comme phénomène le plus évident, à de nouvelles «religions sans Dieu» , premiers protagonistes de la politique au cours du XXème siècle (Billington, 1980).      

2)     La (re) configuration de l’Etat, tant dans sa formalisation institutionnelle que dans sa perception, avec le changement conséquent de l’équilibre entre l’Etat et la société, dans le cadre d’une nouvelle réflexion sur les objectifs et les instruments d’action du pouvoir politique.      

3)   La (re)configuration complexe des relations internationales qui nécessite une réflexion approfondie sur la répartition et l’équilibre des pouvoirs entre les différents États, dans le cadre évolutif du contexte «post-bipolaire».      

4)   La (re)configuration (comme conséquence des deux phénomènes évoqués en point 1 et 2) des figures de pouvoir, des modèles de leadership, tant en relation avec le rôle du leader, au sein de son propre parti et / ou dans le contexte institutionnel, qu’en rapport à son action dans les lieux de sociabilité, avec une référence particulière au changement des modes d’interaction des médias avec le public.      

5)   La nécessité (toujours conséquente aux deux phénomènes évoqués en premier lieu) d’une (re)configuration des langages, de la rhétorique, des modèles et styles littéraires, des représentations sociales et culturelles qui s’articulent dans le “champ politique”.      

Responsables scientifiques :  

Simone Visciola, MCF Université de Toulon  ( HYPERLINK « mailto:simone.visciola@univ-tln.fr »simone.visciola@univ-tln.fr)

Marie Gayte, MCF Université de Toulon         ( HYPERLINK « mailto:marie.gayte-lebrun@univ-tln.fr »marie.gayte-lebrun@univ-tln.fr)

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Bibliographie (une sélection provisoire) 

Almond, G. A. Verba, S., The Civic Culture. Political Attitudes and Democracy in Five Nations, Princeton, Princeton University Press, 1963. 

Badie B., Culture et politique, Paris : Economica, 1986. 

Billington, J. H., Fire in the Minds of Mens. Origins of the Revolutionary Faith, New York, Basic Books, 1980.

Berstein S. (ed.), Les cultures politiques en France, Paris, Seuil, 1999.

Berstein S. et Milza P. (dir.), Axes et Méthodes de l’histoire politique, Paris, Puf, 1998.

Bougnoux D, La crise de la représentation, Pans, Éd. La Découverte, 2007.

Bourdieu, P., Questions de sociologie, Paris, Editions de Minuit, 1980.

Bracher, K. D. Zeit der Ideologien: Eine Geschichte politischen Denkens im 20, Stuttgart, Jahrhundert, 1982.

Breton P., Lincompétence démocratique. La crise de la parole aux sources du malaise (dans la) politique, Paris, Éd. La Découverte, 2006.

John B. Allcock, ‘Populism: A Brief Biography, Sociology, vol. V, no. 3, septembre 1971.

Canovan, M., Populism, Junction, London, 1981.

Canovan M., “Trust the People!” Populism and the two faces of democracy, Political Studies, 9 (1999)

Cavalli, L., Governo del leader e regime dei partiti, Bologna, Il Mulino, 1992.

Crouch, C., Post-Democracy, Cambridge, Polity Press, 2004.

Dahrendorf, R., Making Sense of the EU: The Challenge for Democracy, “Journal of Democracy”, John Hopkins University Press, vol. 14, N.4, (October, 2003), pp. 101-114.

Déloye, Y., Sociologie historique du politique, Paris : La Découverte, 2008. 

Démocratie et littérature. Expériences quotidiennes, espaces publics, régimes politiques, sous la direction de Philippe Roussin et Sebastian  Veg,“Communications” (École des Hautes Études en Sciences Sociales- Centre Edgar Morin)n° 99, Paris, Seuil, 2016.

Dryzek, John S.,  Deliberative Global Politics: Discourse and Democracy in a Divided World, Cambridge, UK, Polity Press, 2006. 

Fukuyama, F., The End of History and the Last Man, London, Hamish Hamilton, 1992.

Gaddis, J. L., The Cold War. A new history, Penguin Press, New York, 2005. 

Gaddis, J. L., International Relations Theory and the End of the Cold War, “International Security”, Vol. 17, No. 3 (Winter, 1992-1993), pp. 5-58.

Gauchet M., La démocratie contre elle-même, Paris, Gallimard, 2000.

Jervis, R., The Logic of Images in the International Relations, Princeton, Princeton University Press, 1970. 

L’Huiller, M.C. et A. Jollet, Révolution(s). Entre commotion et commémoration 1917-2017, Arcidosso, Effigi, 2019.  

Lo Schiavo, L. Postdemocracy and Neoliberal Egemony, Lambert Academic Publishing, 2017.

Menotti, R., Mondo caos. Politica internazionale e nuovi paradigmi scientifici, Roma-Bari, Laterza, 2010. 

Nye, J., The Paradox of American Power: Why the World’s Only Superpower Can’t Go it Alone, Oxford, Oxford University Press, 2002. 

Pinker S., The Language Instinct: How the Mind Creates Language,New York, Harper Perennial Modern Classics, 1994. 

Pye L. W., Verba S. (éd.), Political Culture and Political Developpement, Princeton, Princeton University Press, 1969.

Rémond, R. (dir.), Pour une histoire politique, Paris, Seuil, 1988. 

Rosanvallon, P., La contre-démocratie, la politique à l’âge de la défiance, Paris, Seuil, 2006.

Rosanvallon, P.,  Pour une histoire conceptuelle du politique, Leçon inaugurale au Collège de France, donnée le 28 mars 2002, Paris, Seuil, 2003.

Taggart, Paul, Populism, Open University, Press, 2000. 

Tarchi, M., Un prince et une chaussure: où est-elle la princesse?; le « complexe de Cendrillon » dans la science politique cinquante ans après, “Studia Politica: Romanian Political Science Review”, 17(4), 2017, pp. 491-516.

 Thiesse , A. M., La fabrique de l’écrivain national. Entre littérature et politique, Paris, Gallimard, 2019.

Visciola S. (dir.), Les cultures politiques en Italie. Des origines à la fin de la “première” République, “Babel, Civilisations et sociétés”, XVI-2018. 

Wolf, N., Le roman de la démocratie, Saint-Denis, Presses universitaires de Vincennes, 2003.

Programme du séminaire

1)  Conférence : « Vivre dans le monde que la guerre a façonné » ? : les stratégies des Républicains et des Démocrates pendant la « Reconstruction » (1865-1877)
Mercredi 19 mai à 18h

2) Table ronde : Globalizzazione e (ri)configurazione del nuovo (dis)ordine internazionale / Globalisation et (re)configuration du nouveau (dés)ordre international
Lundi 24 mai à 18h

3)  Conférence : Ligue du Nord : figures et (re)configurations rhétoriques
Mercredi 26 mai à 18h

4) Conférence : Dieu, télévision et famille : Figures des “déclins” italiens au miroir du cinéma
Lundi 31 mai à 18h

5)  Conférence : La tecnocrazia nell’ultimo quarto di secolo : utopie e realtà della depoliticizzazione
Mardi 8 juin à 18h

6)  Conférence : Margaret Thatcher et la (re)configuration du politique au Royaume Uni (années 1970-1980)
Mardi 15 juin à 18h

7)  Conférence : Le mythe de la Révolution et ses (re)configurations dans l’histoire de l’Italie unie
Vendredi 18 juin à 18h

8) Conférence : The (re)configuration of the American Presidency :‘much to repair, much to restore, much to heal, much to build’
Mercredi 23 juin à 18h

9)  Conférence : (Ri)configurazione del politico e geopolitiche della comunicazione nei tempi delle Reti
Lundi 28 juin à 18h

Un voyage imaginaire à Sumatra à la Renaissance

Guillaume Berthon (Université de Toulon, Babel) et Raphaël Cappellen (Université de Paris, Cerilac) publient une édition critique des Letres des ysles et terres nouvellement trouvées par les Portugalois, récit d’un voyage imaginaire à Sumatra à la Renaissance (Genève, Droz, « Textes Littéraires Français », 2021, cxx p. (introduction) et 106 p. (texte et notes)).

Vers 1537 paraît à Toulouse un intrigant recueil d’épîtres en vers relatant un voyage à Sumatra effectué par trois Français. Parfaitement fictifs, les récits mêlent l’imaginaire des grandes découvertes à celui du mythique pays de Cocagne. En s’embarquant en rêve pour ce véritable Éden, les trois aventuriers font de la description des usages insulaires l’image inversée d’une Europe déclinante, qui s’en va à vau-l’eau. D’inspiration marotique, cette subversive fantaisie poétique est restée inconnue des spécialistes des récits de voyage et de la poésie du XVIe siècle, faute d’avoir été rééditée depuis 1537. L’édition qui en est proposée la redécouvre dans toute sa verve simple et efficace, en l’accompagnant d’une introduction et d’une dense annotation, qui en restituent le contexte culturel, éditorial et littéraire.

Edition critique disponible sur ce lien https://www.droz.org/9782600062527

Var & Poésie 07.

Marcel Spada (1923-2014)

Textes, études et inédits réunis par Michèle Gorenc

Poète, essayiste, critique littéraire, Marcel Spada a écrit une œuvre dense, profonde, à chaque fois nouvelle dans sa forme et dans sa conception, orientée principalement vers l’expression du merveilleux. Son style, ses thèmes, le tour de sa pensée furent appréciés aussi bien par Francis Ponge (« du plus grand art ») que par Julien Gracq (« une remarquable écriture », une « façon aigüe et originale de traiter les grands sujets »).

Cet ouvrage présente des témoignages qui évoquent cet ancien élève de l’École normale de Draguignan, puis de l’École Normale Supérieure de Saint-Cloud, major de l’agrégation de Lettres, conseiller culturel à Istanbul, Trieste, Palerme, Gand, professeur de poésie contemporaine à l’Université Paul-Valéry de Montpellier. Des citations choisies dans sa bibliographie critique et des études universitaires sur l’œuvre publiée suggèrent des thèmes pour la recherche scientifique. Enfin des extraits de ses inédits laissent entrevoir la diversité de son œuvre, le renouvellement constant de son inspiration et de son écriture ainsi que les facettes de son art : efficacité du style,  rigueur du jugement, saveur de l’humour, intransigeance du regard.   

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Articles

Préface par Michèle Gorenc

Témoignages

Toulon, années 50 de Michèle Gorenc 

Gratitude de Marcel Migozzi 

La présence et la distance de Robert Bréchon

Marcel Spada à Palerme de Anna Maria Rubino Campini (Traduction de Cindy Doneda et Adrien Vezzoso)

Marcel Spada en Languedoc de Robert Bessède

Un témoignage vivant : Marcel Spada en différé de Christian Talin 

Marcel Spada aux éditions Fata Morgana, entretien  de Bruno Roy 

Lectures critiques 

Etudes

Sur Les Jumeaux solitaires de Marcel Spada  Extrait : «  Première désincarnation provisoire »  de André Ughetto 

Promenade à l’aplomb d’un parc  Extrait : « Appointement d’un parc à la française » de Cédric Lerible 

L’arc d’Eros dans l’œuvre critique de Marcel Spada  Extrait : « Le rituel romanesque de Georges Bataille » de Patrick Hubner 

Simulacres, le musée merveilleux de Marcel Spada Extrait : « Sur quelques succubes de Gustave Moreau » de Michèle Gorenc

Jean et Salomé : relecture d’une légende,  Extrait : « La danse de Salomé » de Guy Auroux

René Descartes ou ce « je est un autre », Extrait : « Codicille au Cogito » de Anne-Marie Vidal

Marcel Spada : énigme ou paradoxe ? de Gil Jouanard

Inédits (Fragments)

Nadir

Mes Italies

Bilingue

Traduit de Venise

Approche du Faune

Le sourire de Judith

Le Poème des Poèmes

Au temps de l’empire T’ang

Le dix août 1988, à Nîmes

L’esprit gyrovague

En marge d’un bestiaire

L’homme et les mots, obstinément

Les souffrances du jeune Schiele

Dans l’intermonde

In fine

Bibliographie

Anaïs Bernard

Mémoire de Master I:


« Guerre et mémoire dans La ferme de Navarin de Gisèle Bienne » mention très bien


Mémoire de Master II:


« Représentations de l’autre et expression du moi dans L’étrange solitude de Manfred Richter de Gisèle Bienne » mention très bien


Thèse de doctorat:


« « L’un et l’autre », approche intertextuelle de l’altérité auctoriale dans une collection littéraire »

Var & Poésie 09.

Jean-Max Tixier (1935-2009) Écrivain pluriel

 Textes rassemblés par Daniel Aranjo, avec la collaboration d’amis de Jean-Max Tixier

Il était là, de sa forte voix, forte présence ; si évidente à nos côtés, sans qu’on eût à le chercher, qu’on a du mal à comprendre comment il est, physiquement, possible que tout cela ne soit plus. Reste son œuvre, d’abord poétique (Prix Mallarmé 2009), que nous redécouvrons, non sans dévotion, plus grande que nous ne pensions ; à l’étudier, à l’analyser ; à décomposer, quand c’est possible, les éléments de cette force sans concession ni complaisance ; sa vision volontiers minérale des choses, y compris pour un ciel de nuages ; sa sévère et sensuelle limitation à quelques secs harmoniques (mais ce sont les bons) ; d’autant plus efficace pour l’œil et dans l’esprit du lecteur que le trait compact en demeure précis. Une écriture anti-lyrique, anti-descriptive, tendant à l’épure et à l’abstraction, fixant jusqu’à l’immémorial avec une pointe d’épingle. Nous découvrons aussi dans la biobibliographie finale – même si ces actes restent fléchés par sa poésie – son insolite diversité, avec la robustesse que cela suppose ; son sens du réel et de l’humain, de la camaraderie.

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Articles

Var & Poésie 06.

Jean Malrieu L’inquiétude et la ferveur

Actes du colloque organisé par le laboratoire Babel le 14 septembre 2006 à Toulon enrichis de contributions inédites

Textes rassemblés par Michèle Monte Avec la collaboration de Pierre Dhainaut

Jean Malrieu (1915-1976) né à Montauban et mort à Penne-deTarn après avoir été instituteur à Marseille de 1948 à 1975, est l’auteur d’une œuvre poétique importante et méconnue qui tantôt célèbre avec lyrisme les merveilles de l’amour, tantôt, plus inquiète et plus sobre, s’interroge sur la responsabilité de l’Homme et son lien avec
les objets du quotidien, les animaux, les plantes et la terre qui les porte. Nourri de l’héritage des troubadours occitans, faisant comme André Breton confiance au rêve et à l’imaginaire tout en affirmant que la poésie « exige un langage de rigueur », il a été accueilli aux Cahiers du Sud par Jean Tortel, et a joué un rôle décisif dans la
création d’Action poétique en 1951, de Sud en 1970. Cet ouvrage est le premier travail à réunir, aux côtés de textes en prose de Malrieu et d’évocations du poète par quelques-uns de ses amis, un ensemble d’études universitaires qui montrent la richesse de son œuvre et en éclairent les enjeux.

Publications du laboratoire Babel, UFR de Lettres, Langues et Sciences Humaines, Université de Toulon, CS 60584, 83041 ToulonCedex 9

Commande du volume papier à cecile.dalmasso@univ-tln.fr tél. 04 94 14 27 03
Prix 18 € (chèque à l’ordre de l’agent comptable de l’Université de
Toulon)

Articles

Présentation de Michèle Monte

Jean Malrieu L’INCONNU DU ROVE ET AUTRES PROSES RETROUVÉES (1949-1975)

L’INCONNU DU ROVE

LE SIGNE DE LA BALANCE

VOYAGE À TRAVERS L’ALPHABET

RÉPONSE À L’ENQUÊTE SUR LES REPRÉSENTATIONS ÉROTIQUES

ARCTURUS

PERGAME

LE CHÂTEAU

RÉPONSE À L’ENQUÊTE SUR L’AMOUR

LA FÉE SOUS L’ÉCORCE

LES NUITS BLANCHES DE MONTAUBAN

Bulletin de souscription de Préface à l’amour (1952)

JEAN MALRIEU DÉFENSEUR DE LA CIVILISATION DU SUD de Yves Broussard

PRÉFACEMENT de Hugues Labrusse

SON PAYS PRÉFÉRÉ de Pierre Caminade

 » LE MEILLEUR MOYEN D’ÊTRE FIDÈLE À BRETON … » JEAN MALRIEU SURRÉALISTE HÉRÉTIQUE de Pierre Dhainaut

POEMES POUR JEAN MALRIEU de Marcel Migozzi

JEAN MALRIEU : UNE LANGUE DE MENUISIER de Régis Lefort

LE BESTIAIRE DE JEAN MALRIEU de André Ughetto

L’AMOUR ET L’EFFROI DANS L’ŒUVRE DE JEAN MALRIEU : LES TEMPS DE L’APOCALYPSE de Eric Dazzan

L’EAU DE LA PASSION LA METAPHORE DE L’ONDE CHEZ JEAN MALRIEU de Guy Auroux

FIGURES DE L’ÉNONCIATION DANS « VESPER » ET « APPROCHES D’UN VILLAGE » de Michèle Monte

L’ÉPITAPHE A FRESCO. SUR « FRESQUE », LA VALLÉE DES ROIS de Catherine Soulier

JEAN MALRIEU, UN SOURCIER DE L’INCANDESCENCE de Tristan Saulnier

UNE TRADUCTION EN ANGLAIS DE « POSSIBLE IMAGINAIRE » de Taffy Martin

CHRONOLOGIE

BIBLIOGRAPHIE

Ont collaboré à cet ouvrage

Var & Poésie 04.

La revue Sud (1970-1996) et la création poétique contemporaine

Actes du colloque organisé par le laboratoire Babel les 15 et 16 mars 2002 enrichis d’autres contributions

Textes réunis par Michèle Monte

Fondée par Jean Malrieu, animée notamment par Yves Broussard, Jacques Lovichi, Jean-Max Tixier, André Ughetto, la revue « Sud », publiée à Marseille de 1970 à 1996, au long de ses 119 numéros, a accompli une œuvre considérable de diffusion de la poésie contemporaine : elle a contribué à faire connaitre de nombreux auteurs français et étrangers ; elle a constitué des dossiers critiques sur des écrivains majeurs de la littérature française et étrangère (poètes mais aussi romanciers et essayistes) ; elle a tenu à s’ouvrir largement à l’espace francophone ; ses responsables éditoriaux, enfin, ont décerné à dix reprises le prix Malrieu et se sont livrés à un important travail d’édition parallèle à la revue.

Lorsque la revue a cessé de paraitre, ceux qui en furent les principaux artisans ont souhaité en léguer le fonds à l’Université de Toulon. Il s’en est suivi un colloque, qui s’est tenu à La Garde les 15 et 16 mars 2002 et dont l’objectif était d’explorer les enjeux et les formes de cette aventure éditoriale mais aussi les lieux de la poésie, lieux réels et lieux mythiques, tels que « Sud » a pu les donner à voir, et les questions dont la revue a pu se faire l’écho. On trouvera au fil du livre de nombreux éclairages sur la diffusion de la poésie au cours de la deuxième moitié du XXe siècle, un aperçu de la diversité des écritures accueillies par « Sud » (de Marcel Migozzi à Dominique Sorrente, de Michel Cosem à Gil Jouanard)  et des travaux sur des auteurs (Roger Caillois, Léon-Gabriel Gros, Alain Bosquet, Lorand Gaspar) que la revue a contribué à mettre en lumière. 

Commande de l’exemplaire papier à cecile.dalmasso@univ-tln.fr  tél. 04 94 14 27 03  (chèque de 20 € à l’ordre de l’agent comptable de l’Université de Toulon)

Articles

Une « parole en archipel » de Michèle Monte

L’aventure de Sud de Yves Broussard

SUD, à l’origine, pour Jean Malrieu de Pierre Dhainaut

Vingt-six ans de revue : un défi à la durée Table ronde du 15 mars 2002

Portrait de groupe à l’imparfait : le point de vue du plus jeune arrivant de Dominique Sorrente

Genèse d’un numéro de Sud : « Algérie, l’exil intérieur » de Jean-Claude Xuereb

Sur deux poètes italiens, amis de Sud de André Ughetto

Sud rend hommage aux lettres cubaines et à Alejo Carpentier de Nestor Salamanca León

De Sud  au Nord si proche mais incertain peut-être de Yves Namur

Tentations et risques du Sud Le poème et son vocabulaire de Gabrielle Althen

Entre poésie, critique et traduction : les « leçons » de Léon-Gabriel Gros de Christine Lombez

Algèbre, vertige et ordre. Roger Caillois et la poésie de Joëlle Gardes Tamine

Lorand Gaspar : naissance de la critique, naissance du poème de Guy Auroux

Yves Broussard et Jacques Lovichi La fraternité du silence de Daniel Leuwers

La méditation égéenne de Lorand Gaspar (une leçon de lumière) de Jean-Claude Villain

L’œuvre poétique de Michel Cosem ou l’aveuglant paradis de Gilles Lades

Dominique Sorrente et la revue Sud : sur les traces d’utopie de Laurence Verrey

Alain Bosquet : d’Oloron à Toulon de Daniel Aranjo

Quête d’identité  dans l’œuvre  de Robert Sabatier de Beatrice Bonhomme 

« Patmos » : île de la sérénité de Christine Chemali

Le je lyrique dans L’oiseau de glaise de Jean-Max Tixier de Magali Leras

Marcel Migozzi : lire entre les lignes de Michèle Monte

Point de repère et ligne de fuite Le  déictique dans la poésie de Gil Jouanard de Sabine Tabel

Brève recension des auteurs liés à la revue Sud

Présentation des collaborateurs de cet ouvrage