Laboratoire BABEL

UR 2649
Langages, littératures, civilisations et sociétés

Archives de catégorie Équipes

Conférence de Vincent Nyckees – Le changement de sens dans l’histoire des langues : continuité ou discontinuité ? divagation ou adaptation ?

Conférence de Vincent Nyckees, professeur de linguistique à l’Université Paris Diderot, le mardi 12 mars à 17h en salle Y013 A (Campus de La Garde, UFR Lettres)

Entrée libre

L’histoire des significations dans les langues est souvent perçue comme un espace de déformation et de discontinuités. Cette perspective présuppose toutefois une irrationalité fondamentale des sujets parlants dans leurs pratiques linguistiques qui semble difficilement soutenable. Elle se révèle en outre stérilisante pour les recherches sur le changement sémantique. Il apparait autrement plus fécond et opératoire de concevoir l’histoire des significations comme un espace évolutif et adaptatif – perspective qui n’impose nullement, comme on le verra, de souscrire à un quelconque finalisme et, par exemple, de postuler un providentiel progrès travaillant l’histoire des langues.

On s’attachera également à montrer qu’une conception « essentiellement continuiste » de l’évolution sémantique, ancrée dans la temporalité des interactions, change en profondeur le regard que l’on peut porter sur les langues et sur leurs relations avec la pensée humaine.

Journée du Laboratoire Babel du jeudi 7 mars 2019

Le séminaire transversal du laboratoire prend désormais la forme de deux journées visant à rassembler l’ensemble des membres du laboratoire ansi que des étudiant.e.s de Master, et des intervenant.e.s invité.e.s. Les journées auront lieu le jeudi 22 novembre 2018 et 7 mars 2019. Leur objectif sera de confronter les approches d’un même thème au regard des différentes disciplines représentées au sein du laboratoire (littérature, civilisation, histoire, linguistique, sociologie…), en particulier sous un angle épistémologique.

Toutes les conférences auront en amphi Y.002

Programme de la journée du 7 mars 2019

Matin

9h30-10h

Accueil des participants et présentation de la journée

Discours et politique

10h-10h40

Loredana Ruccella – Université de Toulon

« Matteo Salvini et la Ligue du Nord : un discours en (r)évolution »

Télécharger le résumé de l’intervention en PDF

10h40-11h

Discussion

11h-11h40

Emilie Devriendt – Université de Toulon

« Une analyse énonciative des graffitis révolutionnaires de mai-juin 1968 »

Télécharger le résumé de l’intervention en PDF

11h40-12h

Discussion

Buffet offert aux participant.e.s

Après-midi 

Littérature et arts 

13h30-14h10

Martine Sagaert – Université de Toulon

« Christiane Rochefort, la contestataire : l’évolution d’une oeuvre, de la révolution de 1968 aux années 80 »

Télécharger le résumé de l’intervention en PDF

14h10-14h30

Discussion

14h30-15h10

Olivier Larizza – Université de Toulon

« Frankenstein, romain révolutionnaire ? »

Télécharger le résumé de l’intervention en PDF

15h10-15h30

Discussion

15h30-16h

Pause

16h-16h40

Marc Decimo – Université de Toulon

« Evolution et Révolutions ou Tension et Désir ? Du côté de l’art occidental »

Télécharger le résumé de l’intervention en PDF

16h40-17h

Discussion

Assurer la « santé du peuple ». Les maux sociaux, « l’ennemi biologique » et leurs traitements dans les politiques de l’Allemagne nazie

Dans le cadre du séminaire « Maux et traitements »

Conférence de par Vincent Cerutti, enseignant d’Histoire-Géographie au Lycée Rouvière de Toulon : « Assurer la « santé du peuple ». Les maux sociaux, « l’ennemi biologique » et leurs traitements dans les politiques de l’Allemagne nazie »

Jeudi 31 Janvier 2019 à 13h en salle W1.115 sur le campus de La Garde.

La littérature à l’épreuve des maux : Philip Roth

Dans le cadre du séminaire « Maux et traitements »

Conférence d’André-Alain MORELLO (Maître de Conférences en Lettres, Université de Toulon) : « La littérature à l’épreuve des maux : Philip Roth »

Responsables de l’équipe « Corps, Genre, Santé » : André-Alain MORELLO et Nicolas BALUTET

Relations avec le Centre Hospitalier Intercommunal Toulon La Seyne-sur-Mer : Martine SAGAERT

Jeudi 13 décembre 2018 à 13h (salle W1-115) – Campus de La Garde

Ouvert à toutes et à tous.

Colloque international sur « Les postures énonciatives autour des propositions d’Alain Rabatel »

Les travaux d’Alain Rabatel ont apporté des éclairages décisifs à l’analyse des relations entre point de vue du narrateur et point de vue du personnage dans les récits de fiction, et ont permis de penser comme un continuum le passage des discours représentés aux perceptions représentées, en montrant le lien étroit entre exception et cognition. Plus largement ils ont montré qu’on ne pouvait dissocier énonciation et référenciation, et qu’une linguistique énonciative devait intégrer dans sa réflexion la question de la donation du référent à travers le lexique, l’organisation textuelle, la rhétorique et l’interaction des points de vue. Cette approche s’est révélée extrêmement féconde dans l’approche des figures, comme l’ont montré notamment les numéros de Langue française 160 (décembre 2008) et du Français moderne (LXXIX, 1, 2011), et elle a pu être étendue à l’étude du traitement médiatique des problèmes sociaux (Rabatel 2017). Elle a permis de cerner la notion d’argumentation indirecte et de montrer comment effacement énonciatif et dimension argumentative d’un texte (qu’on opposera, avec Amossy, à la visée argumentative explicite) pouvaient avoir partie liée.

Depuis 2003, ses travaux se sont également employés à définir des stratégies énonciatives en recourant à la notion de posture énonciative et en définissant des postures de sur-, sous- et co-énonciation.

La notion de posture énonciative a été utilisée par d’autres chercheurs, aussi bien en linguistique énonciative qu’en analyse de discours ou en sciences de l’éducation, mais elle n’a pas encore été discutée collectivement. Ce colloque se propose d’en explorer les contours et d’en approfondir la compréhension, sans faire l’impasse sur les éventuels problèmes que la notion peut soulever lors de sa mise en oeuvre.

La notion sera abordée selon cinq perspectives :

  • Les relations linguistique/pragmatique dans une perspective épistémologique
  • L’inscription des postures dans la matérialité linguistique
  • Les postures énonciatives et la conflictualité sociale
  • La variabilité des postures au fil des interactions
  • Les relations entre postures, dialoguiste, et éthos

Cliquez ici pour télécharger le programme du colloque.