Laboratoire BABEL

EA 2649
Langages, littératures, civilisations et sociétés

Archives de catégorie Actualités

Identity divide(s) in post-Brexit Britain

VENDREDI 10 MARS 2023 À 9H00

AMPHI F4.110, Bât. PI, Campus de Toulon/Porte d’Italie


Coordinatrices

Karine Tournier-Sol & Agnès ALEXANDRE-COLLIER

Contacts

karine.tournier-sol@univ-tln.fr & agnes.collier@u-bourgogne.fr


Le clivage identitaire dans le Royaume-Uni post-Brexit

Le concept d’identité englobe divers aspects tels que le libéralisme culturel, l’ethnicité, le territoire, la religion, le genre ou l’orientation sexuelle. Cette journée d’étude vise à aborder ce concept dans son sens le plus large et à embrasser ces différents aspects ensemble plutôt que séparément, afin d’examiner comment ils se chevauchent, se croisent et se complètent.

La recherche académique récente a souligné l’émergence d’une politique de l’identité (identity politics) dans le paysage politique britannique, illustrée de manière flagrante par le référendum de 2016 sur le Brexit. Le résultat du référendum a mis en évidence puis alimenté la polarisation entre deux groupes, les Leavers et les Remainers – deux tribus à la vision du monde irréconciliable, qui semblent être divisées selon un nouveau clivage, défini par Ford et Sobolewska comme un conflit identitaire entre les « conservateurs identitaires » et les « libéraux identitaires ». Le clivage entre ces deux tribus, que Goodhart appelle les « Somewheres » et les « Anywheres« , s’articule autour de valeurs spécifiques, que reflète également l’échelle libertaire/autoritaire.

Alors que le clivage identitaire apparaît comme un nouveau facteur structurant, comment se traduit-il dans l’arène politique ? L’objectif de cette journée d’étude est d’explorer ce clivage identitaire et de reconsidérer les clivages préexistants et les clivages traditionnels. Ce clivage est-il appelé à devenir une caractéristique permanente du paysage politique britannique ?

La question du potentiel disruptif de la politique de l’identité mérite également d’être soulevée, étant donné sa dimension polarisante et exclusive, reposant sur des valeurs souvent davantage fondées sur des émotions que sur une pensée ou des arguments rationnels. De plus, ce conflit identitaire tend également à faire le jeu et à alimenter la montée des partis et des idées de la droite radicale.

Conférence : « Quand il n’y avait pas de frontière en méditerranée »

Conférence animée par Christophe MEURET (archéologue), dans le cadre du séminaire Frontière(s) organisé par l’équipe Écriture des espaces euro-méditerranéens du Laboratoire Babel.

Coordinateur : Youssef FERDJANI
Contact : youssef.ferdjani@univ-tln.fr

Mardi 24 Janvier 2023 à 17h00 – salle w1.115 – campus de la garde

À la fin de la République romaine, les rives de la Méditerranée sont conquises ; cette mer est alors l’axe principal du monde connu.

D’Homère à Ptolémée, les confins mythiques de cette mer intérieure sont devenus des données concrètes utiles aux géographes qui tentent d’en faire le dessin.

Journée d’études : « Attente, frontière et territoire dans Zama de Lucrecia Martel »

« Coordinateurs

José GARCIA-ROMEU et Jules-Charles SORBAC

Contact

jose.garcia-romeu@univ-tln.fr / jules-charles.sorbac@univ-tln.fr

MERCREDI 11 JANVIER 2023 À 9H00 – AMPHI Y1.008 – CAMPUS DE LA GARDE

Cette journée d’études est consacrée au film argentin Zama (2017) de Lucrecia Martel, adaptation du roman historique d’Antonio Di Benedetto intitulé également Zama (1956). Le film est une œuvre ambitieuse qui représente un jalon important dans la carrière de la cinéaste. Tout en demeurant fidèle au roman original, par l’emprunt en particulier des inflexions existentialistes propres au récit de Di Benedetto, Lucrecia Martel propose une relecture étroitement liée aux problématiques les plus actuelles (postcolonialisme, rapports de genre, transculturalité…) d’un moment historique spécifique, celui du crépuscule de l’Empire espagnol en Amérique.

Les choix esthétiques de Lucrecia Martel se prêtent ainsi aux jeux d’interprétations multiples que proposeront les conférenciers, universitaires français, qui contribueront à renforcer la connaissance de deux productions artistiques importantes (le roman et le film), à ce jour peu considérées par la recherche spécialisée dans le domaine hispano-américain.

Un voyage imaginaire à Sumatra à la Renaissance

Guillaume Berthon (Université de Toulon, Babel) et Raphaël Cappellen (Université de Paris, Cerilac) publient une édition critique des Letres des ysles et terres nouvellement trouvées par les Portugalois, récit d’un voyage imaginaire à Sumatra à la Renaissance (Genève, Droz, « Textes Littéraires Français », 2021, cxx p. (introduction) et 106 p. (texte et notes)).

Vers 1537 paraît à Toulouse un intrigant recueil d’épîtres en vers relatant un voyage à Sumatra effectué par trois Français. Parfaitement fictifs, les récits mêlent l’imaginaire des grandes découvertes à celui du mythique pays de Cocagne. En s’embarquant en rêve pour ce véritable Éden, les trois aventuriers font de la description des usages insulaires l’image inversée d’une Europe déclinante, qui s’en va à vau-l’eau. D’inspiration marotique, cette subversive fantaisie poétique est restée inconnue des spécialistes des récits de voyage et de la poésie du XVIe siècle, faute d’avoir été rééditée depuis 1537. L’édition qui en est proposée la redécouvre dans toute sa verve simple et efficace, en l’accompagnant d’une introduction et d’une dense annotation, qui en restituent le contexte culturel, éditorial et littéraire.

Edition critique disponible sur ce lien https://www.droz.org/9782600062527